Le président américain a brusquement annulé la cérémonie de signature d'une loi sur le logement, tout en exprimant sa déception face au soutien présumé faible des Européens concernant l'Iran. Cela s'est déroulé en conjonction avec son discours inaugural à Washington pour célébrer les 250 ans des États-Unis.

Selon un article du New York Times, “Trump sème le chaos au Congrès”. Alors que les républicains l'attendaient au Capitole pour la signature d'une loi largement soutenue, il a au dernier moment décidé de ne pas honorer cette tradition qui aurait pu présenter une image unifiée pour son parti. Au lieu de cela, Trump a exprimé le besoin d'un accord concernant une législation sur le droit de vote, provoquant une onde de choc sur les deux rives du Congrès.

Un éditorial du Washington Post a également pointé du doigt la maladresse de ce revirement : “Trump a massacré une victoire facile sur le logement”. Le quotidien mentionne que le texte de loi, bien qu’il ne soit pas signé par Trump, devient officiel sous dix jours, rendant la décision encore plus contestable.

Parallèlement, CNN a mis en lumière le contraste croissant entre la perception publique de Trump et la réalité économique, parlant de lui comme d'un “pyromane législatif”. Karoline Leavitt, sa porte-parole, avait pourtant souligné la portée de cette loi. Toutefois, des voix comme celle du Wall Street Journal ont salué la décision de Trump, même si le quotidien demeure sceptique quant à la législation électorale qu'il souhaite imposer.

Les tensions se sont exacerbées lors d'un déjeuner avec des sénateurs, où Politico rapporte que “ce qui aurait pu être un sommet de la paix s'est meurtri pour devenir une réunion intense”. La rencontre s'est transformée en confrontation, notamment entre Trump et le sénateur Bill Cassidy, qui a soulevé des critiques sur la transparence de Trump concernant l'Iran. Une série d'échanges houleux a fait surgir des dissensions au sein même du Parti républicain.

Après ces altérations, The Hill a observé que Trump avait toujours une journée bien remplie. Sa rencontre avec Mark Rutte, secrétaire général de l’Otan, a ajouté une autre couche de complexité. Rutte a tenté de convaincre Trump que ses alliés européens n'avaient pas « snobé » ses efforts, mais Trump n'a pas caché sa désillusion à propos de plusieurs nations européennes, déclarant : “L’Italie m’a déçu... et ainsi de suite.”

Pour clore cette journée, Trump s'est rendu au Mall pour un événement marquant les 250 ans des États-Unis. Cependant, les artistes invités ont finalement décliné leur participation, ce qui a conduit Trump à faire de l'événement une sorte de meeting politique. USA Today a noté que son discours a ravivé des thèmes familiers, affirmant que “nous sommes désormais le pays le plus admiré du monde”, tout en promettant la baisse des prix de l’essence à terme. Dans un ton familier, il a aussi évoqué ses griefs concernant l'état actuel du bassin réfléchissant de Washington.

Ainsi, cette journée a été le reflet des luttes intérieures de Trump et des défis extérieurs, mettant en lumière non seulement sa stratégie politique, mais aussi l'évolution de son image dans un climat de tensions exacerbées.