Une situation délicate pour Marine Le Pen. La leader du Rassemblement National (RN) s'est efforcée de se dissocier, mercredi 24 juin, des chants racistes scandés dans une boîte de nuit à Rodez (Aveyron). Dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, des personnes crient : "Marine au pouvoir, les Arabes à l'abattoir", menant à l'ouverture d'une enquête judiciaire pour incitation à la haine.
Lors d'une interview à France Culture, Le Pen a déclaré : "Je ne me sens aucune responsabilité dans le fait que ces jeunes puissent tenir des propos que je trouve insupportables. Le parquet mène l'enquête, tant mieux ! J'espère que la justice les sanctionnera." Ces mots traduisent une volonté de se distancer des événements qui lui sont attribués.
Réactions politique et sociale
Elle a également ajouté : "Demain, d'autres mis en cause pourraient apparaître, mais on ne peut pas condamner des responsables politiques pour les actes d'autrui. Cela ouvrirait la voie à toutes les dérives." Les paroles en question ont été filmées et partagées sur TikTok par un témoin qui a souhaité alerter le public. Ce dernier a révélé à France 3 qu'il a décidé de filmer car il était choqué par ce qu’il a entendu.
Les réactions des membres de LFI (La France Insoumise) n’ont pas tardé. Le député Antoine Léaument a souligné sur X que ces incantations en disent long sur l'idéologie de certains partisans du RN. Manuel Bompard a raillé la stratégie de dédiabolisation du parti, questionnant l’évolution des discours au sein de l’extrême droite.
De plus, Laurent Alexandre, député LFI de l’Aveyron, a annoncé sur Facebook avoir saisi le procureur de Rodez, demandant que des poursuites soient engagées au titre de l’article 40 du Code pénal. Ce cas met en lumière les tensions persistantes autour de l'extrême droite et les questions de discours de haine en France.







