Ce mardi 23 juin, l’Assemblée nationale accueillera une série de propositions de loi des députés écologistes pour répondre à l’urgence climatique, à l’heure où plus de cinquante départements français sont en vigilance rouge face à la canicule. Selon Le Parisien, ces propositions visent à établir un cadre solide de mesures pour contrer les conséquences des fortes chaleurs.
Mise en place d’un congé climatique
Inspirée par des pratiques en Espagne, la première mesure suggère l’instauration d’un congé climatique. Les travailleurs les plus affectés par des événements extrêmes tels que les canicules, les inondations ou les éboulements pourront bénéficier de cinq jours de congé par an, sans perte de salaire. Ce dispositif s’étend également aux parents d’élèves lorsque les écoles ferment en raison de la chaleur.
Lutter contre les logements bouilloires
Les députés émettent également des solutions pour remédier aux “logements bouilloires”. Un plan en plusieurs étapes est proposé, permettant aux locataires d’exiger de leurs propriétaires l’installation de protections solaires extérieures. Récemment, un amendement a été adopté pour faciliter ces travaux en les rendant éligibles à des prêts collectifs, tandis que leur autorisation sera simplifiée lors des assemblées générales. Cette initiative vise à améliorer les conditions de vie dans des logements souvent mal adaptés à la chaleur, comme l’a souligné un rapport de l’Observatoire national de la qualité de l’habitat.
Un droit à la fraîcheur
Une autre proposition clé consiste à établir un droit à la fraîcheur pour les locataires en période de canicule. Ils pourront demander à leurs propriétaires de rendre leurs logements plus frais. Sabrina Sebaih, député des Hauts-de-Seine, a déclaré : "Il est temps d'agir pour garantir le bien-être de tous dans leur propre habitat, même lors des périodes les plus critiques."
Encadrer les températures dans les établissements scolaires
En matière d’éducation, les députés se penchent sur l’encadrement des températures dans les établissements scolaires. Ils proposent d’interdire les activités lorsque les températures dépassent les 30 degrés ou chutent sous les 16 degrés. Cette initiative vise aussi à promouvoir l’apprentissage en plein air, renforçant ainsi le lien des enfants avec la nature, et à réaffirmer l’importance de la transition écologique au sein de l’éducation, selon les déclarations d’éducation durable de l’UNESCO.







