L'opposition au maire actuel, Thomas Cazenave, critique ses choix budgétaires, jugés « déconnectés » par l'ex-majorité écologiste. Claudine Bichet, ex-première adjointe en charge des finances sous Pierre Hurmic, s'exprime sur la gestion financière de la ville lors de la présentation d'un audit, programmé pour le 22 juin dernier.
« Quelles sont les intentions de Thomas Cazenave ? Il a commandé un audit pour une prospective qui n’est pas la sienne. Pourquoi rémunérer un cabinet pour fournir une analyse qui devrait relever de notre responsabilité ? », questionne Bichet.
Elle rappelle que la dette de la ville était prévue à 420 millions d'euros au terme de leur mandat, une situation totalement transparente et planifiée. « Nous avons suivi ce que nous avions annoncé : maximiser les investissements tout en respectant les ratios prudentiels », assure l'ancienne élue. Pour elle, l'augmentation de la dette résulte d'un choix politique délibéré face à divers chocs économiques tels que l'inflation ou les coupes dans les budgets d'État.
Crier au loup
« Le bilan de notre gestion est à la hauteur de nos ambitions », renchérit-elle, en réponse à l’argumentation selon laquelle la ville serait mal endettée. L’ex-première adjointe exprime une certaine inquiétude face aux interprétations du plan pluriannuel d'investissements (PPI) par Cazenave, qu'elle juge inappropriées. « Ce document est un outil de travail, pas une feuille de route politique », ajoute-t-elle. Elle s'insurge sur l'évaluation des investissements à long terme, affirmant que les projections, comme le rattrapage de la dette en 2032, sont exagérées.
« Crier au loup est malhonnête », conclut Bichet, appelant le maire à assumer ses engagements sans céder à la panique politique.







