Lui, le symbole du pessimisme ? Édouard Philippe, qui souhaite accéder à l'Élysée, a réaffirmé le 1er juillet, lors d'une interview sur RTL, qu'il ne prône pas le "sang et les larmes" pour les Français, en réponse à ses adversaires qui s'inquiètent de sa volonté potentielle de repousser l'âge légal de départ à la retraite.
En référence à l'ancien Premier ministre britannique Winston Churchill, connu pour avoir évoqué "sang et larmes" pendant la Seconde Guerre mondiale, Philippe a déclaré : "Churchill, vous savez à quoi il fait face en 1940? Il face à une invasion allemande... Ce n'est pas la situation de la France". Il a ajouté avec humour : "Je ne promets pas du sang et des larmes. Je promets peut-être un petit peu de sueur", en soulignant son objectif ambitieux de réduire le déficit public à 2% d'ici 2032, contre 5% actuellement.
Des réformes inévitables sur les retraites
Philippe a précisé : "Si l’on veut rester aussi prospère et aussi libre, il va falloir que l’on organise un peu plus de travail et un peu plus d’efforts". Il a indiqué que des réformes sur les retraites seraient inévitables, sans toutefois se prononcer sur le relèvement de l'âge légal de départ à 67 ans, suggérant plutôt une consultation avec les organisations syndicales. Selon lui, "Avec la démographie que l’on a et qui s’aggrave, il n’y a aucune hypothèse où on s’en sort sans travailler un peu plus", a-t-il affirmé, soutenant que des discussions doivent être ouvertes pour explorer les meilleures solutions.
Alors qu'il continue de rassembler des soutiens, notamment ceux de Maud Bregeon et Mathieu Lefèvre, Philippe prévoit son premier meeting de campagne le 5 juillet à Paris. Actuellement en tête des sondages pour affronter l'extrême droite au second tour, il se prépare à relever ce défi dans un climat politique tumultueux.







