Dans un contexte économique délicat, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a lancé un appel pressant à arrêter les pratiques fiscales douteuses pour améliorer le déficit public. S'exprimant lors de ses vœux à Paris, il a mis en avant la nécessité d'une réforme budgétaire à l'aube des discussions sur le budget 2026 à l'Assemblée nationale.
Villeroy de Galhau a souligné que la "créativité" fiscale qui se manifeste lors des débats parlementaires, bien que parfois perçue comme une invention anodine, a des répercussions négatives sur le moral des entrepreneurs. Il a préconisé de "stabiliser les dépenses en volume", les qualifiant d'"excessives" comparées aux normes européennes et mondiales.
Selon ses propos, réduire le déficit public à 5 % du PIB d'ici 2026 est non seulement crucial, mais aussi réalisable. Dans cette optique, il a affirmé que le pays doit œuvrer pour rendre l'impôt à la fois plus stable et plus juste, car cela est essentiel pour encourager l'innovation et l'investissement, comme l'indiquent les experts de l'INSEE.
Par ailleurs, en matière de politique monétaire, Villeroy a exprimé son désir de maintenir la stabilité en évitant des changements brusques. Il a évoqué les critiques à l'égard de la politique monétaire de la Banque centrale européenne, précisant qu'elle reste relativement accommodante par rapport à sa consœur américaine, la Fed. Ses déclarations jettent également une lumière sur les défis auxquels la Banque centrale est confrontée, notamment les pressions politiques qui s'exercent sur des figures comme Jérôme Powell.
En conclusion, alors que le gouvernement français s’efforce de naviguer dans des eaux financières tumultueuses, les avertissements de Villeroy de Galhau constituent un appel à la prudence et à la responsabilité dans la gestion des finances publiques, un point de vue également soutenu par des analystes économiques dans des médias tels que Le Monde.







