Le 17 octobre dernier, près de 400 personnes se sont réunies à Champigny-sur-Marne pour le lancement de campagne de Fily Keita-Gassama, candidate de La France insoumise (LFI) aux élections municipales. Le meeting, qui coïncidait avec la Journée internationale du refus de la misère, avait également pour but de commémorer le massacre des Algériens à Paris en 1961, selon la candidate.
Lors de cet événement, une chanteuse a entonné Qassaman, l'hymne algérien, suscitant de vives réactions sur les réseaux sociaux. Mathilde Panot, présente parmi les invités, a été filmée tout sourire, aux côtés de Fily Keita-Gassama et de l'interprète. Cette séquence, partagée par le compte Frontières, a depuis fait le tour des plateformes numériques, provoquant des commentaires variés allant de la critique acerbe à l'admiration.
Sur Twitter, plusieurs personnalités ont exprimé leur indignation. Juliette Briens, éditorialiste pour L’Incorrect, a qualifié cette performance de « ridicule », tandis qu'Alice Cordier, présidente du collectif Némésis, a ajouté : « À force, ils se feront bouffer par ceux qu'ils manipulent. » De son côté, l'eurodéputé RN, Rody Tolassy, a ironisé : « La Marseillaise ? Trop française pour eux. »
Ce moment controversé a été critiqué par des militants, dont Charlotte Rocher, qui a déclaré : « LFI est le paillasson de la dictature algérienne. » Elle a souligné que l'hymne, qui contient des paroles hostiles envers la France, était chanté dans un meeting en France, mettant en lumière la fracture existante dans le discours politique français sur les questions d'identité et de diversité.
Les discussions autour de cet incident soulèvent des questions plus larges sur la représentativité et l'identité dans le paysage politique français. Comme l'ont constaté des analystes, cet événement met clairement en lumière les tensions entre les différentes communautés et les partis qui cherchent à les représenter. La France insoumise continue de naviguer dans ces complexités, ajoutant une couche de défi à la dynamique électorale du pays.







