Au cours d'un meeting organisé le 17 octobre 2025 à Champigny-sur-Marne, un incident inattendu a eu lieu : une jeune femme, drapée d'un drapeau algérien, a chanté l'hymne national de l'Algérie, Qassaman, en présence de la cheffe des députés de La France Insoumise (LFI), Mathilde Panot. Cet événement, précédé par le lancement de campagne de Fily Keita-Gassama pour les élections municipales, a suscité un élan de réactions sur les réseaux sociaux.
La candidate avait choisi cette date pour rendre hommage aux victimes de la répression policière des manifestants algériens le 17 octobre 1961, tout en soulignant les luttes contre la pauvreté. La séquence, relayée par le média Frontières, a fait le tour des réseaux sociaux et alimenté un débat intense sur la signification de cet acte.
De nombreux responsables politiques de droite, tels que l'eurodéputé RN Rody Tolassy et la journaliste Juliette Briens, ont dénoncé ce qu'ils qualifient de provocation. Briens a notamment déclaré : « C'est le parti de l'étranger qui s'affiche ici », tandis que d'autres commentateurs ont évoqué une hypothétique tolérance envers des messages jugés anti-nationaux. Alice Cordier, présidente du collectif Némésis, n'a pas manqué de qualifier l'épisode de « ridicule ».
Pour les partisans de LFI, cet acte est un symbole fort de rébellion contre les injustices et une manière de relier l'histoire nationale avec des luttes actuelles. L'entourage de Fily Keita-Gassama a défendu la séance du 17 octobre comme étant un « moment mémoriel et social », sans toutefois fournir de commentaires supplémentaires sur le chant de l'hymne algérien.
Dans un contexte où la question de l'identité nationale est au cœur des débats politiques, cet incident soulève des interrogations sur la place de la mémoire collective dans des événements politiques contemporains. La France continue d'évoluer dans une société multiculturelle, où chaque geste peut être interprété d'une multitude de manières. Cette séquence, bien que vécue comme un acte de célébration par certains, représente aussi un point de friction dans le paysage politique français actuel.







