Plus de 5000 personnes ont manifesté ce samedi 17 janvier à Nuuk, la capitale du Groenland, ainsi qu'à Copenhague et dans d'autres villes. Cette mobilisation vise à dénoncer les tentatives de Donald Trump d'acquérir ce territoire autonome stratégique, rattaché au Danemark.
Un appel à la souveraineté groenlandaise
Les manifestants, brandissant des pancartes avec des slogans tels que "Le Groenland n'est pas à vendre" et "Nous forgeons notre avenir", ont marché sous la pluie. Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a également pris part au défilé, exhortant le peuple à défendre son droit à l'autodétermination.
« Nous ne voulons pas que Trump envahisse le Groenland », a déclaré Paarniq Larsen Strum, une infirmière de 44 ans, soulignant la peur que de telles ambitions entraînent des conséquences néfastes pour son pays et sa famille.
Un soutien international croissant
Les manifestations à Copenhague ont rassemblé une foule impressionnante qui s'est ensuite rassemblée devant l'ambassade américaine. "C'est fondamental d'affirmer notre droit à l'autodétermination contre les pressions d'une grande puissance", a commenté Kirsten Hjoernholm, une activiste venue soutenir la cause groenlandaise.
Depuis le retour de Trump au pouvoir, le sujet du Groenland a souvent été abordé, avec des déclarations insistantes sur la volonté américaine de prendre le contrôle de l'île pour contrer l'influence de la Russie et de la Chine dans la region. Des responsables américains, y compris Stephen Miller, ont justifié cette position, arguant que le Danemark ne pouvait pas protéger le territoire en raison de sa taille et de ses ressources limitées.
Un appel à l'unité
Les pays européens, comme la France et l'Allemagne, ont apporté leur soutien au Danemark en envoyant des troupes pour des exercices militaires. Ce renforcement militaire s'inscrit dans le cadre de l'exercice "Arctic Endurance", visant à démontrer la solidarité des alliés face aux défis sécuritaires dans l'Arctique.
Un sondage récent montre que 85 % des Groenlandais sont opposés à l'idée de devenir partie intégrante des États-Unis, avec seulement 6 % de soutien. Les représentants groenlandais continuent de rappeler que le destin de leur territoire doit être décidé par eux et non par des pressions extérieures.
Julie Rademacher, présidente du mouvement Uagut, a souligné l'importance de cette mobilisation : « Quand les tensions montent, il est essentiel de rester unis pour éviter de créer plus de conflits que de solutions ».
En somme, ces mobilisations à la fois au Groenland et au Danemark démontrent un large consensus : le Groenland aspire à son autodétermination et souhaite être entendu sur la scène internationale. Selon des sources, cette volonté renforce le dialogue entre les nations, redéfinissant ainsi les frontières de l'influence géopolitique.







