Le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, a réitéré son appel à des alliances entre la droite et l'extrême droite, notamment en vue de la présidentielle de 2027. Dans une interview accordée à Europe 1-Cnews, il a déclaré : "Je souhaite aujourd'hui que tous les murs puissent tomber et que tous les patriotes puissent se rassembler".
Bardella a exprimé sa frustration face à ce qu'il considère comme une "déconnexion" de la direction du parti Les Républicains (LR), qui exclut les candidats ayant établi des accords avec le RN. Ce phénomène a été observable dans plusieurs villes comme Reims, Brie-Comte-Robert et Draguignan.
En effet, il a noté : "Il y a une déconnexion aujourd'hui terrible entre la direction des Républicains et ce qu'attendent des électeurs, des sympathisants, des élus, des militants". Il a également rappelé l'exemple d'Éric Ciotti, le chef des Républicains, qui avait formé une alliance avec le RN lors des législatives de 2024.
Il a ajouté à propos de Ciotti : "Quand je vois la dynamique qui le porte à Nice, je me dis qu'il a eu raison de faire ce choix". Bardella a indiqué sa volonté de"faciliter les passerelles" avec l'électorat traditionnellement de droite.
Lors d'un meeting à Châlons-en-Champagne, Marine Le Pen, présidente des députés RN, a encore clarifié que son parti se définissait comme "ni de gauche ni de droite", affirmant : "Si être populiste, c'est être au service des Français, alors je suis fière d'être populiste".
Cependant, Michel Barnier, ancien Premier ministre de LR, a réaffirmé son opposition à toute forme de rapprochement entre les deux factions, déclarant que cela "n'existe pas, en tout cas pour moi, et ça ne doit pas exister".







