Lors d'une intervention jeudi sur BFMTV, l'eurodéputé et vice-président des Républicains, François-Xavier Bellamy, a critiqué les tentatives d'alliance de Christian Estrosi, candidat Horizons, avec des personnalités de l'extrême gauche. Pour Bellamy, il est « impossible » de soutenir un candidat dont les choix stratégiques semblent dictés par la panique à l'approche du second tour des élections municipales.
Bellamy a déclaré : « Bruno Retailleau a parfaitement raison de dire qu’il nous est impossible de soutenir un candidat qui semble n’avoir aucune limite, jusqu’à aller chercher des alliés à l’extrême-gauche. » Cette position s'aligne avec celle de Retailleau, qui plus tôt dans la semaine avait également désavoué Estrosi, pointant du doigt un climat de campagne “délétère” à Nice.
Retailleau avait commenté : « Nous avions un accord national avec Horizons incluant Nice, mais la situation actuelle m’oblige à rappeler que les électeurs doivent décider. » Ces déclarations révèlent un schisme grandissant au sein des Républicains, alors que plusieurs membres expriment des préoccupations relatives aux méthodes d'Estrosi.
Lors du premier tour, Éric Ciotti, candidat UDR et proche du Rassemblement national, a obtenu 41,9% des voix, contre 31% pour Estrosi. Les tensions internes au sein du parti pourraient bien influencer les résultats dans ce scrutin déterminant pour la ville de Nice.
Comme le souligne le média Le Journal du Dimanche, Bellamy n’hésite pas à poser un diagnostic sévère sur la situation du parti à Nice, soulignant les ravages causés par une stratégie politique jugée trop accommodante vis-à-vis des extrêmes. Un constat partagé par des experts qui estiment que de telles alliances pourraient nuire à l'image de la droite modérée.
Les électeurs niçois, face à ces débats internes, devront naviguer entre deux blocs de droite, comme l'a souligné Bellamy : « À Nice, il y a deux candidats de droite, mais l'un d'eux a déjà fait ses choix en 2024, et l'autre en 2017. » L'enjeu du second tour promet d'être aussi inédit que déterminant pour l'avenir politique de la cité azuréenne.







