Bruno Retailleau, président des Républicains, a récemment exprimé son opinion selon laquelle un "candidat macroniste ne pourra pas être élu président de la République". Dans une interview accordée au Figaro, il a appelé à une "rupture radicale" avec le bilan d'Emmanuel Macron, jugé désastreux.
L'ancien ministre de l’Intérieur critique notamment l'"endettement pharaonique" de la France et le manque de fermeté sur les questions migratoires et sécuritaires sous le mandat de Macron. "Je suis convaincu que les Français ne se laisseront plus berner par le 'en même temps'", a-t-il souligné, faisant référence au slogan d'Emmanuel Macron et au résultat décevant de ses idées lors des élections municipales.
Rompre avec les vieilles habitudes
Retailleau a insisté sur le fait que le pays se trouve à un tournant, où les Français souhaitent abandonner les anciennes méthodes. "Nos réponses ne peuvent pas passer par des rustines", a-t-il affirmé, annonçant une détermination à ne pas adoucir les idées de son parti dans une "soupière d’eau tiède". Alors que le mode de désignation du candidat sera voté en avril par les membres des Républicains, il a expressément rejeté l'idée d'une primaire élargie, la jugeant trop compliquée.
"Qui imagine Xavier Bertrand soutenir Éric Zemmour ? Ou qui me voit faire campagne pour Gabriel Attal ?", a-t-il interrogé, soulignant la cohésion nécessaire pour son parti. Selon lui, l'absence des Républicains à la présidentielle serait catastrophique. Des personnalités comme Laurent Wauquiez, qui plaide pour une large primaire, en sont conscientes, mais Retailleau reste ferme sur sa ligne dure pour la campagne à venir.
Cette déclaration s'inscrit dans le cadre d'une stratégie où les Républicains devraient se recentrer sur des thèmes porteurs et une vision claire pour l’avenir, afin de regagner la confiance des électeurs.







