Vendredi dernier, Éric Ciotti a officiellement pris ses fonctions à la mairie de Nice, annonçant une ambition de "reconquérir chaque rue et quartier" de la ville. Son alliance avec l'extrême droite, selon lui, porte un message d'espoir pour l'ensemble du pays.
"Ce qui s'est passé dimanche dépasse les limites de notre cité. Nous avons démontré qu'un grand rassemblement des convictions est possible quand nous avons un objectif clair", a déclaré M. Ciotti. Vêtu de son écharpe tricolore, il a souligné que cette "espérance" qui émerge entre la Méditerranée et les montagnes résonrait à l'échelle nationale.
Dans un discours captivant adressé à un public passionné lors de son premier conseil municipal, le nouvel élu, président de l'UDR et allié du Rassemblement national, a mis en avant l'importante dimension sécuritaire de son programme. Il s'est engagé à doubler le nombre de policiers municipaux dans les dix-huit mois à venir.
"J'ai récemment lancé un appel aux policiers municipaux de Saint-Denis, qui vont être désarmés et laissés vulnérables face à ceux qui menacent notre République", a-t-il déclaré, précisant avoir reçu "plusieurs candidatures" de ces agents, qu'il souhaite accueillir à Nice.
À la sortie de la mairie, une petite manifestation a eu lieu, certains participants accusant M. Ciotti d'incarner "un trouble à l'ordre de la République". Le nouvel élu a répondu en appelant à une fin de la discorde : "La campagne a été intense et parfois violente, mais cela appartient maintenant au passé", a-t-il ajouté, promettant une écoute attentive de l'opposition.
"Depuis 2007, j'ai eu l'honneur de représenter Nice à l’Assemblée nationale. Devenir maire de cette ville est sans conteste l'honneur de ma vie. Nice coule dans mes veines", a fini par déclarer Éric Ciotti, visiblement ému par ce nouveau chapitre de sa carrière politique.







