Carla Muti, récemment élue maire Rassemblement National de Canohès, a pris la décision de retirer tous les drapeaux de l’Union Européenne des bâtiments publics de la commune. Une démarche qu'elle assume pleinement, mais qui suscite de vives réactions au sein de l'opposition municipale.
Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, la jeune élue de 28 ans présente le retrait du drapeau européen de l’hôtel de ville, accompagné d'un simple "bye-bye". Sur la façade ne restent désormais que le drapeau tricolore et celui du Roussillon.
"Ce sont les deux seuls drapeaux qui doivent figurer sur la façade", a expliqué Muti, en justifiant sa décision. Elle a qualifié l’identité européenne de "vassalisante", critiquant le traité Mercosur qui, selon elle, nuit à l'agriculture locale, et déclarant que le marché énergétique européen est défavorable à la France. "J’avais envie de marquer le coup dès le départ", a-t-elle ajouté, en précisant avoir reçu de nombreux messages de soutien.
Réactions divergentes au sein de la commune
La décision de Muti a déclenché une vague de commentaires, avec des critiques émanant de l'opposition. Gilles Trilles, arrivé deuxième lors des dernières élections, a exprimé son indignation : "C’est le plus mauvais démarrage de mandat possible. Même symboliquement, on ne peut pas mettre à terre le drapeau européen. C’est un symbole de paix", a-t-il affirmé, exprimant son inquiétude pour l’avenir de la municipalité.
Denis Fourcade, ancien premier adjoint à Canohès, a également qualifié l'action de la maire de "communication politique", soulignant que les citoyens attendent des mesures concrètes visant à améliorer leur cadre de vie et l'économie locale.
À titre de comparaison, Louis Aliot, ancien maire de Perpignan, avait précédemment retiré le drapeau européen de la Loge de Mer. Cependant, un autre maire RN, Julien Potel à Rivesaltes, a rassuré ses administrés en déclarant qu'il n'avait pas l'intention de faire de même.







