Ce mercredi, Emmanuel Macron a choisi l'Allier comme point de départ pour évoquer la réindustrialisation et la souveraineté alimentaire. Dans ce contexte, il met en lumière l'accélération des procédures administratives pour ce que l'on appelle les "grands projets stratégiques". En tout, 150 projets ont été recensés sur le territoire, quatre d'entre eux étant spécifiquement localisés en Lorraine.
Lors de ce déplacement, le président doit visiblement se rendre sur le site de la mine de lithium d'Echassières, un symbole fort de la volonté gouvernementale de relancer l'industrie française. Sa prise de parole pourrait illustrer les mesures envisagées pour ces initiatives. Ce projet s'inscrit dans une volonté d'adopter un cadre administratif plus léger en s'inspirant d'initiatives passées telles que la restauration de Notre-Dame ou l'organisation des Jeux olympiques, mettant ainsi en perspective une réduction significative du délai d'instruction des dossiers, potentiellement réduit de dix-huit mois à quelques mois seulement.
Cela concerne un portefeuille total d'investissements de 71 milliards d'euros, intégré dans une vague de réformes destinées à soutenir l'économie française, comme l'indique le site ici.fr. Parmi ces 150 projets, plusieurs initiatives en Lorraine se démarquent, notamment deux usines de recyclage. L'une d'elles, portée par l'entreprise Carbios, va voir le jour à Longlaville et se propose d'être la première au monde à recycler des plastiques PET, couramment utilisés pour les emballages alimentaires. Malgré les défis financiers rencontrés, Carbios vise une mise en service de son unité d'ici 2028. CIRC, une start-up américaine, projette également d'inaugurer une usine de recyclage textile à Saint-Avold.
Afin de diversifier les enjeux de la transition énergétique, l'initiative Holosolis, une gigafactory photovoltaïque, s'installera à Hambach, près de Sarreguemines. Prévue pour démarrer sa production l'année prochaine, cette usine devrait devenir un acteur clé dans le secteur des énergies renouvelables. Finalement, l'entreprise Eclairion a prévu d'implanter deux vastes datacenters en Moselle, respectivement à la Maxe et à Richemont, sur des sites anciennement exploités par EDF.
Ces quatre projets lorrains constituent à eux seuls un investissement de 3,5 milliards d'euros, preuve d'une volonté affirmée de moderniser et dynamiser l'économie locale tout en favorisant une transition vers des pratiques plus durables.







