Le chanteur Patrick Bruel, accusé par plusieurs femmes d'agressions sexuelles, est attendu sur scène à Nancy le 24 octobre 2026 au Zénith. L'association Je suis féministe Nancy exige l'annulation de ce spectacle, arguant que sa tenue vise à privilégier les intérêts financiers au détriment de l'éthique. "Ni sur scène, ni dans nos villes", souligne l'association, qui a lancé une pétition qui a rassemblé près de 10 000 signatures en deux semaines.
Dans un communiqué relayé sur Facebook, l'association déplore que cette programmation puisse mettre en danger d'autres femmes : "En permettant à Patrick Bruel de se produire, on favorise son statut de personne reconnue au risque d'exposer davantage de femmes à des situations délicates, incluant des artistes et techniciennes."
Rien du point de vue de la loi ne permet d'intervenir sur la date
Face à la polémique, la mairie de Nancy, représentée par l'adjoint à la culture Bertrand Masson, affirme qu'elle ne peut agir : "Rien du point de vue de la loi ne nous permet d'intervenir sur la date. Ce n'est pas à nous de porter un jugement, c'est aux autorités judiciaires de faire leur travail."
Protection des victimes : un enjeu crucial
Mélanie, porte-parole de Je suis féministe Nancy, critique le manque de courage politique dans cette situation : "On dit qu'il faut laisser la justice faire son travail, mais qui protège les femmes pendant ce temps ?" Le collectif évoque également les implications en matière de droit du travail, affirmant qu'un employeur doit prendre des mesures pour protéger ses employés de comportements répréhensibles.
La mobilisation contre les concerts de Patrick Bruel ne se limite pas à Nancy. D'autres collectifs féministes à travers la France expriment également leur opposition à cette tournée, qui compte 57 concerts dans 48 villes. Pourtant, les avocats de Bruel **conteste vigoureusement** toutes les accusations contre lui, comme le rapporte Franceinfo.







