Un collectif de médecins, rapporté par franceinfo, s'inquiète du risque accru d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) et d'infarctus chez les femmes ayant survécu à un cancer du sein. Dans un appel destiné aux professionnels de santé, ce groupe, composé de cardiologues, gynécologues et généralistes, demande des mesures préventives urgentes pour protéger ces patientes vulnérables.
Les traitements contre le cancer du sein nocifs pour le cœur
Selon Santé publique France, chaque jour, environ 200 femmes perdent la vie à cause d'un AVC ou d'un infarctus, un chiffre qui souligne l'importance de prendre en compte les risques cardiovasculaires spécifiques à ce groupe. Les femmes sont plus touchées que les hommes, accumulant des facteurs de risque comme les hormones, la contraception et le stress, et les antécédents de cancer du sein aggravent ces risques. Les traitements, notamment les chimiothérapies et la radiothérapie, s'avèrent particulièrement néfastes pour la santé cardiaque, exposant le cœur à des dommages collatéraux.
Un meilleur dépistage nécessaire
Dr. Julia Simon, cardiologue à Reims, souligne l'urgence de cette situation : « Lorsque j'ai commencé ma carrière, il n'y avait pas de suivi adéquat des cœurs fatigués des patientes ayant eu un cancer. Nous nous contentions de considérer cela comme 'un cœur fatigué' sans prendre en compte l'impact des traitements anticancéreux ». Elle milite pour une approche intégrée : « Il est essentiel de mettre en place des traitements pour protéger le cœur pendant la thérapie contre le cancer et d'envisager des pauses thérapeutiques pour permettre une récupération cardiaque ». Même des années après la guérison du cancer, le risque de problèmes cardiaques demeure élevé, rendant les dépistages réguliers incontournables.







