Les résultats de l'enquête menée par le Défenseur des droits font écho à une réalité préoccupante : un tiers des parents rapportent que leur enfant a subi du harcèlement et des comportements discriminatoires au sein de l'école, comme le souligne l'étude. Les jeunes parents, plus enclins à faire état de tels incidents, ont été particulièrement concernés par cette enquête.
Réalisée entre octobre 2024 et janvier 2025, cette étude a interrogé 1 692 parents d'enfants de 6 à 23 ans, leur demandant s'ils avaient constaté des inégalités de traitement, du harcèlement scolaire ou du cyberharcèlement au cours des cinq dernières années.
"Cet ouvrage met en lumière non seulement l'ampleur des violations des droits des enfants, mais aussi la manière dont les parents perçoivent ces violences," affirme le rapport.
L'enquête établit un lien significatif entre harcèlement physique, cyberharcèlement et discriminations institutionnelles, suggérant une continuité de violations des droits pouvant gravement affecter le bien-être et la réussite scolaire des enfants.
Environ 70% des parents dénoncent un traitement inégalitaire
Près de 70 % des parents qui constatent une inégalité à l'école associent celle-ci à des critères illégaux tels que le genre, l'apparence physique ou la religion. Cette perception suggère l'existence de situations discriminatoires au sein des établissements scolaires. Plus de 30 % des parents estiment que leur enfant a été victime de harcèlement, tandis qu'un parent sur dix signale des actes de cyberharcèlement.
Les jeunes parents, particulièrement ceux issus de milieux précarisés ou ayant eux-mêmes fait face à des discriminations, sont souvent plus alertes à ces enjeux, comme l'indique une étude récente publiée par l'Université de Montpellier.
"Des difficultés à identifier les démarches"
La recherche souligne également que les démarches engagées par les parents pour faire face aux inégalités sont plus fréquentes pour des traitements inégalitaires (16 %) que pour des cas de harcèlement (7 %). Cela pourrait s'expliquer par une méconnaissance des procédures ou une peur d'aggraver la situation.
Face à cette situation alarmante, le Défenseur des droits appelle à renforcer la formation des professionnels de l'éducation concernant la lutte contre les discriminations, tout en plaçant la lutte contre le harcèlement au cœur des préoccupations scolaires.







