À l’occasion des 70 ans de l'Eurovision, retour sur l'édition 2019 à Tel-Aviv, où Bilal Hassani, avec sa perruque blonde et son sourire, a su capturer l’attention même s’il a terminé à la 16e place. “J’ai mis toutes mes tripes sur scène”, a confié le jeune artiste à BFMTV après sa prestation de la chanson “Roi”. Cependant, ce moment, pour lui, s’est accompagné d’une vague de haine sans précédent sur les réseaux sociaux.
Un message puissant
Bilal Hassani a été choisi par le public français à travers “Destination Eurovision”, avec le soutien de sa communauté qui a mobilisé des messages de votes. Reconnu pour son authenticité et son style unique, il a su s’imposer comme un représentant de la jeunesse française. “Sa présence sur scène est emblématique d’une nouvelle identité française, à la fois diverse et inclusive”, a déclaré Fabien Randanne, journaliste culturel chez 20 Minutes. “Il incarne le mélange des cultures”, ajoute-t-il.
Malgré le soutien de sa communauté et de sa mère, qui est également sa manageuse, Bilal a dû faire face à des critiques acerbes. Les insultes racistes et homophobes fusaient sur les réseaux, mettant à rude épreuve son moral. “C’est difficile de réaliser son rêve tout en étant constamment attaqué”, a-t-il partagé lors d’une interview.
Une performance inoubliable
Fabien Randanne remémore la première répétition de Bilal, qualifiant cela de moment émouvant, car la diversité sur scène avec deux danseuses ayant des situations différentes offrait un message universel : “Peu importe les défis, chacun peut devenir roi ou reine”. Cette représentation imaginative a touché le public, et malgré une 16e place décevante, le jeune artiste a gardé la tête haute, confiant et serein dans la salle de presse.
Un combat continu contre le cyberharcèlement
Malheureusement, la fin de l'Eurovision n’a pas mis un terme aux hostilités. Même en 2023, Bilal a dû annuler un concert à Metz en raison de menaces homophobes. La lutte contre le cyberharcèlement est un combat de tous les jours pour lui, mais il est déterminé à continuer de se battre pour sa voix et celle de sa communauté.
“Il a toujours gardé la tête haute. C’est admirable”, conclut Fabien Randanne, reconnaissant la force et la résilience de Bilal face à ces adversités.







