La boutique Minelli fermera le 30 mai, ajoutant son nom à une liste grandissante d'enseignes quittant le centre-ville de Reims. Ce lundi, l'adjoint au maire Vincent Mansencal, responsable de l'économie locale et du commerce, était présent pour discuter de cette situation délicate.
Le 18 mai, une annonce réjouissante a été faite : le Grand Départ du Tour de France 2028 se tiendra à Reims le 24 juin. Intitulé "Grand Départ en Champagne-Grand Est", cet événement marquera le point de départ d'un parcours qui mènera les coureurs à travers Epernay et Charleville-Mézières avant de continuer vers Metz, Verdun et Thionville. Pour évoquer cette grande nouvelle, nous avons invité Raphaël Blanchard, adjoint au maire et vice-président du conseil départemental de la Marne, en charge du sport.
Comment est né ce projet d'accueillir le grand départ du Tour de France à Reims en 2028 ?
Ce projet repose sur une longue histoire étroitement liée à l'engagement de figures telles que Franck Leroy et Arnaud Robinet, qui ont su établir une relation forte avec le Tour de France. Reims a déjà été le théâtre de 13 éditions de la course, et la ville a souvent été évoquée pour des étapes mémorables. Par exemple, le 8 juillet 2019, Julien Alaphilippe a connu son premier jour en jaune à Reims, et l'étape féminine a également eu un impact considérable, illustrant la richesse sportive de la ville.
Quel a été le défi face à la concurrence du Grand Duché du Luxembourg ?
Il a fallu démontrer que Reims avait des atouts indéniables face à cette concurrence. Notre patrimoine, notamment les Coteaux, Maisons et Caves de Champagne, inscrits au patrimoine de l'UNESCO, a été un fort argument. De plus, les liens historiques de Reims avec les Sacres, le patrimoine Art déco et des événements sportifs notables, comme la présence de Julien Alaphilippe, ont favorisé notre dossier aux yeux des organisateurs.
Quelles retombées économiques attendez-vous de cet événement ?
L'analyse des retombées est cruciale. Des exemples, comme Lille qui a enregistré plus de 15 millions d'euros d'impact économique lors de l'arrivée du Tour, montrent que cet événement peut générer d'importants bénéfices, tant en termes de nuitées que de retombées médiatiques. Dans le contexte actuel, il est essentiel de renforcer l'image de Reims.
Les clubs de cyclisme locaux seront-ils impliqués ?
Dès à présent, les clubs de cyclisme, le comité départemental, ainsi que les professionnels du milieu, comme les vélocistes, sont associés à l'événement. Ils profiteront de cette opportunité pour promouvoir le cyclisme à Reims, avec des initiatives existantes comme le chrono champenois et le Vélotour qui n’ont cessé de rassembler les passionnés.
Et après ? Quelles actions en cours d'ici 2028 ?
Nous avons l'intention d'annoncer régulièrement des événements thématiques dans les années à venir pour mobiliser la ville et maintenir l'engouement autour du Tour. L'événement ne se limite pas au sport ; il attire un public intergénérationnel, faisant du Tour de France un moment de rassemblement et d'unité, ce qui est au cœur de nos préoccupations.







