L'escrime comme vecteur de bien-être, tel est le défi relevé par l'Ehpad Saint-Charles à Lunéville, en Meurthe-et-Moselle. Depuis décembre, les résidents s'adonnent à des ateliers d'escrime adaptée, sous l'égide de Margaux Rifkiss, ancienne membre de l'équipe de France de sabre.
Lors d'une séance typique, dix résidents s'entraînent à des exercices élaborés selon les méthodes des athlètes de haut niveau. "L'idée est de stimuler les aspects physiques, cognitifs et sociaux," explique Rifkiss. "Nous utilisons des techniques d'entraînement pour favoriser l'autonomie et le bien-vivre au sein des établissements."
À travers cette pratique, les résidents ne rivalisent pas tant pour gagner des duels, mais pour renforcer leur motricité et leurs capacités cognitives. "C'est une manière de leur prouver qu'ils sont encore capables," ajoute Laure Ternard, enseignante en activités physiques adaptées. "Cela les aide aussi à mobiliser leurs articulations et à effectuer des mouvements qu'ils négligent souvent."
Cette approche unique, qui mêle compétition et camaraderie, a des effets bénéfiques visibles. En effet, il s'agit d'encourager les résidents à dépasser leurs limites tout en leur redonnant confiance en eux. Lors d'une récente cérémonie, Charlotte Lamba, médaillée d'argent aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020, a remis des récompenses aux participants, soulignant ainsi leur statut de véritables champions.
Les bénéfices de l'escrime adaptée se manifestent également sur le plan relationnel, en favorisant des interactions enrichissantes entre les résidents et en renforçant leur estime de soi. Comme le souligne un rapport de France 3 Lorraine, des projets similaires se développent dans toute la France, prouvant que le sport peut être un catalyseur de bien-être, même à un âge avancé.
Reportage : Laurent Parisot / Didier Bert / Laurent Dulac, France 3 Lorraine







