Selon le dernier rapport d'Amnesty International, le nombre d'exécutions à travers le globe a atteint un niveau alarmant avec au moins 2 700 cas recensés en 2025, un chiffre qui n'avait pas été dépassé depuis 1981.
Cette augmentation marquée est en grande partie attribuée à la situation en Iran, où les exécutions ont plus que doublé. Le pays, selon Amnesty, représente à lui seul 80 % du total des exécutions.
"Les autorités iraniennes renforcent leur usage de la peine de mort comme un instrument de répression et de contrôle politique, ce qui a conduit à une hausse sans précédent du nombre d'exécutions", déclare Amnesty dans son rapport, indiquant que 2 159 personnes ont été pendues, dont près de 1 000 pour des infractions liées aux drogues.
En termes de classements, l'Arabie saoudite suit l'Iran avec 356 exécutions, suivie du Yémen avec au moins 51, des États-Unis avec 47, et de l'Égypte avec 23. Des pays comme la Somalie, Singapour et le Koweït comptent chacun 17 exécutions.
L'impact du retour de Trump
Amnesty International souligne également l'effet du retour de Donald Trump au pouvoir sur les chiffres américains. Le décret qu'il a ratifié lors de son investiture en janvier 2025 encourage l'utilisation de la peine de mort pour les crimes les plus graves.
Actuellement, la peine capitale est en vigueur dans 27 des 50 États américains, contribuant à une hausse globale des exécutions. Dans l'ensemble des pays analysés, la hausse s'établit à +78 %. Amnesty rappelle que la peine de mort est pratiquée dans 86 pays, mais ces chiffres pourraient sous-estimer la réalité des exécutions.
"Cette minorité effrontée d'États utilise la peine de mort pour instaurer la peur et écraser la contestation, établissant ainsi un contrôle sur les populations marginalisées", déclare Agnès Callamard, secrétaire générale d'Amnesty International.
Notons que les données relatives aux exécutions en Chine ne sont pas prises en compte dans ce rapport, malgré les milliers d'exécutions estimées, Amnesty considérant que la Chine est le pays ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions au monde cette année.
Amnesty a interrompu la publication de données sur la Chine depuis 2009, celles-ci étant jugées "secrets d'État".







