La flottille humanitaire Global Sumud, partie de Turquie la semaine dernière, a de nouveau été la cible de l'armée israélienne. Plusieurs navires ont été interceptés dans des eaux internationales, une action qui rappelle l'opération du 29 avril, où vingt-deux embarcations avaient déjà été arraisonnées, avec des militants soumis à des traitements inhumains en détention.
Chaque fois que des efforts sont faits pour briser le blocus de la bande de Gaza, la réponse israélienne est la même : ceux qui participent à ces missions humanitaires sont accusés d'être en lien avec le Hamas. Pourtant, les véritables violations du droit se situent clairement du côté des forces israéliennes, connues pour leurs arrestations non conformes aux lois internationales. Comme l’a rapporté l'Humanité.
Le lundi 18 mai, l'interception a eu lieu au large de Chypre, alors que plusieurs navires de la flottille, notamment sous pavillon britannique et polonais, faisaient route vers Gaza. Gorkem Duru, membre de la flottille, a partagé via les réseaux sociaux que d'autres bateaux poursuivent cependant leur route, malgré la menace croissante de l'armée israélienne.
« Arrêtez le génocide, pas la flottille »
Plusieurs navires de guerre israéliens ont été repérés à proximité des embarcations de la flottille. Dans un communiqué, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a exprimé sa satisfaction quant à ces interceptions. Il a déclaré : « Je pense que vous déjouez un plan malveillant conçu pour briser le blocus que nous avons imposé aux terroristes du Hamas à Gaza ».
Face à cette répression, des voix s'élèvent. Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies pour les territoires palestiniens, a qualifié ces actes de « nouvel acte de piraterie », tandis que Stephen Bowen, directeur d'Amnesty International en Irlande, a répondu à Tel-Aviv : « Arrêtez le génocide, pas la flottille ».
La Turquie a également condamné ce dernier affront, qualifier l’opération d’illégale, se référant à la tension persistante entre Ankara et Tel-Aviv depuis l’incident tragique de 2010 sur le Mavi Marmara, où neuf militants turcs avaient perdu la vie.
Cette série d'incidents ne fait qu'alimenter une impunité qui semble perdurer, tandis que les institutions internationales passent sous silence ces violations. Les militants de la flottille, après avoir subi violences et actes de torture, constatent avec amertume que la communauté mondiale reste trop souvent passive face à ces violations répétées des droits humains.







