Une flottille composée d'environ 50 navires a quitté le sud-ouest de la Turquie le 14 mai, avec la ferme intention de mettre fin au blocus maritime imposé à Gaza et de fournir une aide humanitaire à l'enclave palestinienne. Selon les organisateurs du projet, la flottille, nommée Global Sumud, a été interceptée par les forces israéliennes lundi, alors qu'elle se trouvait au large de Chypre. Sur X, un réseau social, ils ont déclaré : "Des navires militaires interceptent actuellement notre flottille et les forces israéliennes sont en train de monter à bord de notre premier bateau."
Le ministère israélien des Affaires étrangères a réagi en affirmant qu'"Israël ne permettrait aucune violation du blocus naval légal imposé à Gaza". Il a incité tous les participants à "changer de cap et à faire immédiatement demi-tour", avertissant des conséquences à venir pour ceux qui persisteraient dans cette initiative.
Troisième tentative en un an
C'est la troisième fois en moins d'un an qu'une flottille tente de briser le blocus israélien, qui a exacerbé les conditions de vie à Gaza, déjà sévèrement touchée par la guerre et les pénuries depuis le début du conflit avec le Hamas en octobre 2023. Les autorités israéliennes soutiennent que l'acheminement de l'aide à Gaza n'est pas entravé et affirment que la région est "inondée" de ressources, une position qui reste pourtant contestée par de nombreuses ONG.
Le mois précédent, une flottille similaire avait été arrêtée dans les eaux internationales près de la Grèce. La plupart des militants à bord avaient été relâchés en Crète, tandis que deux d'entre eux avaient été arrêtés puis expulsés après plusieurs jours de détention en Israël. Les ONG qui les soutenaient avaient dénoncé des traitements inhumains lors de leur incarcération, mais les autorités israéliennes avaient rejeté ces allégations en n'imposant aucune charge à ces individus.
Une "provocation"
Les autorités israéliennes ont qualifié cette nouvelle flottille de "provocation", accusant des groupes turcs tels que Mavi Marmara et IHH, ce dernier étant classé comme organisation terroriste, d'être impliqués dans cet effort. "Le but de cette provocation est de servir le Hamas, de détourner l'attention de son refus de désarmer et de nuire au processus de paix proposé par le président américain Donald Trump", a déclaré le ministère. Cette situation complexe interpelle experts et observateurs, qui s'accordent à dire que le conflit israélo-palestinien demeure au centre des tensions régionales.







