Alors que l'intelligence artificielle fait des avancées spectaculaires, les mathématiciens se questionnent quant à leur place dans cette évolution ou si la technologie pourrait propulser leur discipline vers de nouveaux horizons. L'hebdomadaire New Scientist aborde cette problématique dans son édition du 6 juin sous le titre captivant : “Un nouvel âge d'or pour les maths”. L'illustration de couverture montre un boulier traditionnel, symbolisant la méthodologie classique, avec des billes disposées en forme de chenille captivée par un papillon éclatant qui l'observe.
Cette interrogation est d'autant plus pertinente face aux bouleversements causés par l'IA dans le monde des mathématiques. Selon Alex Wilkins, journaliste chez New Scientist, de nombreux mathématiciens renommés abandonnent leur scepticisme initial pour envisager des scénarios audacieux. Ils expriment des préoccupations quant à l'avenir de leur métier, se demandant si certains projets de recherche valent encore la peine d'être poursuivis, étant donné que l'IA pourrait en trouver la solution bien avant eux. (source)
Pour certains experts, l'avenir de la discipline pourrait se construire sur une collaboration entre l'humain et la machine. Jacob Tsimerman, professeur à l'Université de Toronto, semble peu optimiste : “Pour moi, les maths ont toujours tourné autour de la résolution de problèmes. Si je perds cette capacité, je préférerais me tourner vers la musique ou le théâtre, ou apprendre un métier différent.”
D'un autre côté, Melanie Wood de l'Université de Harvard soutient que l'humain demeure indispensable. Elle déclare :
“Les mathématiques ne se limitent pas à résoudre des énigmes pour le plaisir. Les mathématiciens cherchent généralement à proposer des solutions qui feront progresser la discipline.”
Il est indéniable que l'IA a fait une entrée marquante dans la recherche, diversifiant ainsi les thématiques abordées. Alex Wilkins souligne que : “Il devient de plus en plus ardu de suivre le flot des recherches mathématiques assistées par IA, notamment chez ceux qui, grâce aux machines, explorent des sujets qu'ils n'avaient pas encore eu le temps d'étudier.” L'impact général de ces transformations sur la société demeure encore à déterminer.







