Suite au spectacle de drag-queens organisé près de la basilique de Saint-Quentin, des révélations ont émergé concernant l'association Fier.e.s et queer. Loin de se limiter à un simple événement festif, cette association bénéficie de nombreux soutiens publics, tels que des ateliers subventionnés et un agrément de l'Éducation nationale, allant jusqu'à solliciter l'intervention auprès d'élèves de primaire.
La polémique a débuté le 6 juin lors de la Marche des fiertés à Saint-Quentin, où des drag-queens de l'association ont offert un spectacle jugé provocant, notamment en raison de certains contenus musicaux parmi lesquels des paroles jugées inappropriées ont été chantées. La chanson du groupe Sexy Sushi, J'aime la France, a suscité un vif débat, provoquant des réactions de colère et un tollé dans les réseaux sociaux.
Malgré la défense de l'association, qui a soutenu qu'il s'agissait d'une satire visant les comportements conservateurs et homophobes, de nombreuses critiques ont émergé. Des enfants étant présents sur le site, des élus, tels qu'Eddy Casterman, député IDL/RN de l'Aisne, ont pris des mesures en saisissant le procureur de la République sur la base des inquiétudes soulevées.
Des soutiens financiers et éducatifs
Une enquête menée par Radio Courtoisie révèle que l'association permettrait à ses donateurs de bénéficier d'une réduction d'impôt, bien qu'elle n'ait pas encore reçu le document de rescrit fiscal nécessaire. Ce manque de réponse de l'administration fiscale a été interprété comme un accord tacite concernant l'émission de reçus fiscaux, un fait rare selon Pierre Gentillet, avocat spécialisé dans ce domaine.
La mairie de Saint-Quentin a également apporté son soutien en fournissant le lieu pour le spectacle, le qualifiant de "square sympa". La maire LR, Frédérique Macarez, a défendu le droit de l'association à s'exprimer, tout en déplorant le choix de la chanson comme "clairement pas de bon goût".
En plus de cela, l'association a reçu l'appui de la CPAM de l'Aisne, permettant ainsi l'organisation de dix ateliers gratuits de sensibilisation à la vie affective et sexuelle. Ces sessions visent à éduquer les jeunes sur des sujets liés à la sexualité et aux discriminations, suscite l'inquiétude des parents.
Une implication croissante à l'école
Fier.e.s et queer dispose depuis 2025 d'un agrément de l'Éducation nationale pour le second degré, lui permettant d'interagir avec collégiens et lycéens. Cette intervention a récemment été dénoncée par des groupes de parents. Séverine Duminy, coordinatrice nationale de l'association Parents Vigilants, a fait part de préoccupations concernant le manque d'information des parents sur ces ateliers traitant de sujets délicats.
Des demandes ont également été formulées pour étendre ces interventions aux élèves de primaire, ce qui a entraîné des interrogations sur l'introduction de ces thématiques dès le plus jeune âge. L'association maintient une ligne militante, proposant divers événements visant à sensibiliser le public aux questions LGBTQIA+.
Les partisans de l'association soutiennent qu'elle joue un rôle important dans la lutte contre les discriminations, tandis que les critiques la voient comme une source de tensions idéologiques au sein du système éducatif. Deux questions majeures persistent : comment le procureur réagira-t-il aux plaintes, et l'Éducation nationale maintiendra-t-elle l'agrément de l'association face à cette avalanche de controverses ? Radio Courtoisie n'a pas encore reçu de réponse des autorités concernées.







