En pleine saison hivernale, le zoo de Saint-Martin-la-Plaine, situé dans la Loire, fait face à des défis importants pour garantir le confort de ses animaux. Avec des températures glaciales, le parc dépense près de 1 000 euros par jour en chauffage, une nécessité pour maintenir une ambiance propice à la santé et au bien-être des espèces présentes.
Les trois chaudières à bois du zoo fonctionnent à plein régime depuis le retour des gelées. Selon la direction, "l'une d'elles consomme environ 10 m³ de bois quotidiennement, contribuant ainsi à un coût total de chauffage qui frôle les 1 000 euros chaque jour". Ce sacrifice financier est considéré comme essentiel, surtout quand on sait que certaines espèces, comme les petits singes d'Amérique du Sud, sont particulièrement vulnérables au froid, tandis que d'autres, comme les panthères des neiges et les loups, s'adaptent mieux aux rigueurs de l'hiver.
Le directeur du zoo souligne les risques associés à l'exposition des grands singes, tels que les gorilles, à des températures extérieures inférieures à 8°C. "Sortir des animaliers habitués à une température intérieure de 20°C comporte des risques", avertit-il. Malheureusement, dans certains cas, les animaux deviennent encombrants à l'intérieur, nécessitant qu'ils soient sortis malgré les conditions climatiques peu favorables.
Des experts du bien-être animal, tels que ceux de l'association Animaux et Climats, rappellent que chaque espèce doit être considérée selon ses besoins spécifiques. "Il est crucial d'investir dans le chauffage et d'autres aménagements, surtout pendant des périodes de froid extrême", déclare un porte-parole de l'association.
La gestion économique des ressources énergétiques dans les zoos reste un enjeu important, tant pour le bien-être animal que pour la durabilité financière des établissements. Le zoo de Saint-Martin-la-Plaine, en menant cette démarche, jette un éclairage sur la nécessaire adaptation des parcs animaliers aux défis climatiques actuels.







