Ce lundi 12 janvier 2026, dans le pays de Ploërmel, la Coordination rurale a orchestré une série d'actions destinées à exprimer son mécontentement face à l'accord sur le libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur, programmé pour signature le 17 janvier. Les agriculteurs, unis sous la bannière de ce deuxième syndicat agricole en France, ont utilisé des tracteurs pour bloquer la RN 24, démontrant ainsi leur détermination.
Accompagnés par des gendarmes, les membres de la Coordination se sont dirigés vers l'aire de covoiturage de Val Coric, à Guer, où ils ont procédé à un contrôle des cargaisons de plusieurs poids lourds, en se concentrant sur les camions frigorifiques. David Mauvoisin, éleveur de vaches allaitantes à Missiriac, témoigne : Nous avons réalisé un contrôle sur environ trente véhicules. Ce type d’accord incite à la remise en question de la qualité de nos produits, déjà mis à mal par des pratiques concurrentielles déséquilibrées. Ces produits, souvent moins chers, ne respectent pas les normes sanitaires et environnementales qui régissent notre agriculture.
Les agriculteurs soulignent qu'ils n'ont rien d'illégal dans leurs actions, mais que la visibilité de l'accord soulève de vives inquiétudes. C'est une situation dramatique, car l'Europe semble favorisée au détriment de notre agriculture locale, laquelle est déjà fragilisée par la concurrence extérieure
, ajoute un autre membre du syndicat. D'autres sources, comme Franceinfo, confirment que cette mobilisation s'inscrit dans un mouvement plus large de contestation contre des accords nuisibles pour l'agriculture européenne.
La Coordination rurale continue de revendiquer une ferme protection de l’agriculture française et appelle à une prise de conscience collective face à ces enjeux. Alors que le projet d'accord pointe le bout de son nez, les agriculteurs restent sur le terrain, déterminés à défendre leurs droits et ceux des consommateurs.







