La Bourse de New York a affiché une tendance haussière ce lundi, surmontant les préoccupations concernant l’indépendance de la Réserve fédérale (Fed), après des menaces légales formulées par l'administration Biden à l'encontre de l'institution et de son président, Jerome Powell.
Les indices S&P 500 et Dow Jones ont tous deux franchi des sommets, clôturant respectivement à 6.977,27 points et 49.590,20 points, avec des hausses de 0,16% et 0,17%. Le Nasdaq a également progressé de 0,26%.
Au début de la session, Wall Street a enregistré une baisse, les menaces pesant sur l’indépendance de la Fed étant identifiées comme un facteur significatif de cette tendance. Patrick O'Hare de Briefing.com a souligné que le climat sombre était en partie alimenté par une procédure judiciaire évoquée par le ministère de la Justice.
Ces tensions s’inscrivent dans un contexte plus large de pression exercée par Donald Trump sur la banque centrale, visant à obtenir une baisse plus marquée des taux d'intérêt. Cependant, un soutien croissant pour l'indépendance de la Fed a émergé au cours de la journée, en particulier de la part d'anciens chefs de l’institution, qui ont critiqué cette instrumentalisation de la justice comme une menace à son autonomie.
Art Hogan de B. Riley Wealth Management a souligné l'importance historique de cette indépendance, rappelant que l’histoire démontre combien elle est essentielle à la stabilité économique.
Sur le plan des rendements, l'emprunt américain à dix ans a légèrement augmenté, atteignant 4,19% vers 21H20 GMT, comparativement à 4,17% à la clôture de la semaine précédente.
Les investisseurs se préparent à la publication imminente de l'indice des prix à la consommation (CPI) de décembre, prévue pour demain. Une baisse inattendue serait accueillie positivement, tandis qu'une hausse inattendue pourrait engendrer une volatilité accrue sur les marchés, selon Hogan.
Dans le domaine des sociétés, Alphabet, la maison mère de Google, a connu une progression de 1,00% à 331,86 dollars, atteignant une capitalisation boursière de 4.000 milliards de dollars pour la première fois, suite à un partenariat stratégique avec Apple concernant l'intégration d'outils d'intelligence artificielle dans ses produits.
Cependant, le secteur financier a souffert face aux récentes déclarations de Trump, qui souhaite limiter à 10% les taux d'intérêt sur les cartes de crédit. Des banques comme Capital One et Citigroup ont enregistré des baisses significatives, tout comme les groupes de cartes de crédit tels qu'American Express.
L’enseigne de mode Abercrombie & Fitch a également dévissé de 17,69% suite à un ajustement à la baisse de ses prévisions annuelles. Désormais, elle prévoit une croissance de son chiffre d'affaires d'au moins 6%, contre une fourchette antérieure de 6% à 7%.
La saison des résultats trimestriels commence cette semaine, promettant de renouveler l’intérêt des investisseurs, avec une attention particulière sur les prévisions pour l'année 2026. Comme l'a noté Hogan, le plus crucial sera de savoir si ces prévisions s'aligneront sur les attentes du marché.







