Alors que le monde célèbre souvent le champagne comme symbole de fête et de raffinement, la réalité du marché est très différente en ce début d'année 2026. La filière est face à un déclin préoccupant des ventes, avec seulement 266 millions de bouteilles écoulées en 2025, marquant une nouvelle baisse par rapport à 2024 où 271,4 millions avaient été vendues. Cette tendance alarmante s'affiche comme une réalité persistante pour la troisième année consécutive.
Charles Goemaere, directeur général du Comité Champagne, a exprimé son désarroi lors d’un discours prononcé à Reims, où il a souligné : « Les chiffres sont têtus et ne laissent guère de place à l'optimisme ». Les facteurs contribuant à ce recul sont multiples : une conjoncture économique incertaine, des conflits géopolitiques croissants, et des crises économiques latentes qui touchent certains marchés clés, comme l’annonce Les Echos.
En détail, les exportations de champagne ont vu un léger recul, atteignant près de 152 millions de bouteilles l'année dernière. Le marché national, qui constitue un pilier et une priorité pour la filière, a également enregistré une chute, avec environ 114 millions de bouteilles vendues, contre 118,2 millions en 2024. Maxime Toubart, président du Syndicat Général des Vignerons, a précisé : « Le marché français est une vitrine essentielle ; il est impératif de le renforcer pour l'avenir de notre appellation ». Cette mise en garde résonne d’autant plus, alors que le secteur viticole français doit rivaliser dans un marché global de plus en plus concurrentiel.
Dans ce contexte, les experts s'interrogent sur l'avenir du champagne. Selon des sources proches du Comité Champagne, une revitalisation du marché domestique pourrait être la clé pour inverser cette tendance. Des initiatives de promotion et d'éducation autour de l'appellation sont envisagées pour redynamiser les ventes. Néanmoins, la route reste semée d'embûches, à mesure que les incertitudes économiques and the tensions internationales continuent d'assaillir le secteur.







