La Syrie vit un tournant décisif alors que les forces kurdes se retirent de leur principal champ pétrolier, al-Omar, à l'est du pays. Ce retrait, qui survient après des années d'autonomie de facto, marque une percée significative pour le régime de Damas, récemment soutenu par des accords controversés avec les Kurdes. Le régime, sous la direction d’Ahmad al-Chareh, a échangé des droits limités pour des avancées territoriales majeures, exacerbant les tensions déjà présentes.
Ce dimanche, l'armée syrienne a revendiqué la prise de la ville stratégique de Tabqa, un carrefour clé à proximité du barrage sur l'Euphrate, le plus important du pays. Selon le ministre de l'Information Hamza Moustafa, ces développements font partie d'une offensive plus large pour restaurer l'autorité centrale sur des régions cruciales. Toutefois, les combattants kurdes contestent cette avancée, déclarant que Tabqa n'était pas incluse dans les négociations de retrait.
La situation est d'autant plus tendue que les frappes aériennes et les combats sur le terrain persistent. La résistance kurde dans les zones autour de la ville de Raqa souligne l'urgence d'un dialogue pacifique. « Une Syrie unie ne peut se réaliser qu'à travers l'intégration des Forces démocratiques syriennes », a mentionné Emmanuel Macron, président français, exhortant à la fin des hostilités. Le Monde a également rapporté que les États-Unis et d'autres nations occidentales sont préoccupés par cette offensive, décrivant les implications potentielles pour la stabilité régionale.
Face à la menace persistante de Daesh et à un climat de méfiance croissant entre le régime et les forces kurdes, l'avenir du pays reste incertain. Le ministère de la Défense turc a aussi exprimé des inquiétudes quant à un éventuel accroissement de l'influence kurde dans le nord de la Syrie, une dynamique qui résonne avec ses propres préoccupations internes. L'analyse approfondie des spécialistes du Moyen-Orient, comme l'expert en sécurité régionale Charles Lister, indique que cette situation peut potentiellement amplifie les hostilités plutôt que de promouvoir la paix.







