L’entreprise Vestack, spécialisée dans la construction de bâtiments en bois et située en région parisienne, envisage de prendre les rênes de l'ancien site d'Ademeure à Langon, au bord de la Garonne. À la clé, la possible réintégration de tous les salariés de la production. Cependant, divers obstacles juridiques demeurent.
Le 26 novembre, Ademeure, qui se consacrait à la construction de maisons modulaires, a été placée en liquidation judiciaire, entraînant le chômage de 24 salariés. En réponse à cette fermeture soudaine, Vestack a manifesté son intérêt pour reprendre l'activité, ayant même formulé une offre de reprise en novembre dernier. Malheureusement, celle-ci avait été rejetée par le tribunal de commerce de Bordeaux en raison d'une absente garantie financière et d'un nombre de salariés repris jugé trop limité, 9 seulement.
Un engagement pour l'avenir
Jean-Christophe Pierron, l'un des fondateurs de Vestack, se montre optimiste quant à la situation. Il souligne une volonté d'avancer avec toutes les parties prenantes : "Nous sommes à la disposition de chacun pour faire progresser notre dossier". En effet, Vestack, dont les locaux de production sont actuellement trop exigus, cherche à transférer une partie de ses activités à Langon, qu'elle considère comme un site stratégique. Ce dernier pourrait ainsi devenir la deuxième implantation industrielle de la société, visant à réindustrialiser la France.
Les équipements nécessaires à la production sont déjà prêts à être installés, et selon Pierron, les locaux d'Ademeure, bien que nécessitant quelques ajustements, sont parfaitement compatibles avec les méthodes de production de Vestack. Cette perspective excite non seulement le dirigeant, mais également les anciens employés d'Ademeure, qui témoignent d'une forte envie de participer à ce projet de relance.
Freins légaux et impatience des salariés
Cependant, des questions légales demeurent en suspens, notamment concernant le bail emphytéotique de l'usine détenu par l'État. Vestack s'est engagée à reprendre les actifs d'Ademeure, mais des doutes planent sur la légalité de ce transfert. Cela suscite une certaine impatience parmi les ex-salariés d'Ademeure. Cyril Giacomoni, ancien directeur des ventes et membre du CSE, indique recevoir plusieurs appels par jour d'anciens collègues désireux d'en savoir plus.
La situation reste donc incertaine, mais l'enthousiasme autour du projet de Vestack est palpable. "Il y a une chance de sauver des emplois et de créer quelque chose de magnifique à Langon", affirme Pierron. Ce potentiel de relance économique, selon différents acteurs locaux, pourrait transformer la région et apporter de nouvelles opportunités aux habitants.
Les autorités locales, comme le maire de Langon et le sous-préfet d'arrondissement, suivent de près les avancées de ce dossier. Pour le sous-préfet Serge Delrieu, une reprise bien organisée pourrait apporter une bouffée d'air frais à l'économie locale, en contribuant à la réindustrialisation tant souhaitée. (source)







