La Nouvelle-Calédonie sur le chemin d'un nouvel accord politique

Emmanuel Macron dévoile un nouvel accord pour l'avenir institutionnel de l'archipel.
La Nouvelle-Calédonie sur le chemin d'un nouvel accord politique
Réunion de travail entre la ministre des Outre-mer Naima Moutchou et des délégations de Nouvelle-Calédonie, au ministère des Outre-mer, le 17 janvier 2026. Antonin Burat/Le Pic

Le président Emmanuel Macron a récemment annoncé la signature d'un nouvel accord, connu sous le nom d'« accord Élysée-Oudinot », destiné à compléter l'accord de Bougival, qui a été signé en juillet 2025. Cette initiative, présentée lors d'une réunion avec diverses forces politiques calédoniennes, vise à redéfinir l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Ce nouvel accord arrive après une série de discussions, largement boycottées par le mouvement indépendantiste, le FLNKS.

Ce dernier était opposé à certaines clauses, notamment celles relatives au dégel du corps électoral, une question particulièrement sensible pour la population locale. La réforme de ce corps électoral, introduite en 1998, restreint le droit de vote aux personnes établies dans l'archipel avant cette date. Les tensions autour de ce sujet avaient déjà conduit à des violences en mai 2024, comme l'a rapporté Le Monde.

Selon les termes de ce nouvel accord, les partis signataires, en collaboration avec l'État, s'engagent à favoriser une réconciliation des mémoires des différentes communautés présentes en Nouvelle-Calédonie. Ils reconnaissent également le droit de chaque Calédonien de voir ses aspirations politiques respectées. En ce sens, ils soutiennent l'importance de l'« exercice du droit à l'autodétermination ».

Ce droit pourrait potentiellement permettre le transfert de compétences actuellement gérées par l'État, encadré par un consensus majoritaire parmi les Calédoniens. À l'avenir, si ces compétences sont transférées, une nouvelle dynamique de collaboration entre la Nouvelle-Calédonie et la France pourrait se dessiner, comme l'explique Jean-Pierre Blazy, expert en politique océanienne.

Le calendrier prévisionnel table sur l'approbation du projet de loi constitutionnelle d'ici avril, suivi d'un référendum en juin ou juillet, avant l'adoption d'une loi organique entre septembre et novembre. De plus, les élections provinciales sont projetées avant la fin de l'année 2026, marquant ainsi un tournant significatif dans la gouvernance de l'archipel.

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