Le climat à Minneapolis reste tendu suite à la mort tragique d'une mère de famille, tuée par un agent de la police de l'immigration. Selon des médias américains, y compris le Washington Post, le Pentagone envisage de déployer environ 1 500 soldats dans la ville. Cette décision fait suite aux récentes menaces du président Donald Trump d'invoquer l'Insurrection Act pour rétablir l'ordre face aux manifestations croissantes.
La mort de Renee Nicole Good, âgée de 37 ans, a suscité une vague d'indignation qui a entraîné des rassemblements citoyens à travers le Minnesota, malgré des conditions climatiques extrêmes pouvant atteindre les -30°C. Les manifestants dénoncent les méthodes jugées agressives des agents de l'ICE lors de leurs opérations. Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a qualifié le déploiement militaire potentiel de « terrorisme » envers les communautés latino-américaines et somaliennes, affirmant que Trump cherche seulement à intimider.
Des experts en sécurité, comme le professeur Gérard Mauger, soulignent que l'intervention militaire pourrait aggraver les tensions. Dans l'attente d'une décision, le gouverneur Tim Walz de l'État du Minnesota a déjà mobilisé la Garde nationale en prévision. Pendant ce temps, les opérations de l'ICE continuent, suscitant l'inquiétude parmi les citoyens, d'autant que des sondages montrent un rejet croissant des tactiques de ce service fédéral.
Les affaires entourant la mort de Good et les répercussions du déploiement militaire soulèvent également des questions sur la militarisation des forces de police. Le Pentagone met en avant que ses unités, basées en Alaska, sont formées pour les opérations par temps froid, mais pourraient-elles réellement apaiser la situation tumultueuse à Minneapolis ?







