Le dimanche 18 janvier, aux alentours de 23 heures, la place Darche au cœur de Longwy a été le théâtre d'affrontements violents. Suite à la victoire du Sénégal face au Maroc (1-0) en finale de la Coupe d'Afrique des Nations, un groupe de 30 à 50 supporters s'est rassemblé, provoquant une escalade de tensions avec les forces de l'ordre.
Des tirs de mortiers ont été dirigés vers les policiers, entraînant des blessures pour deux d'entre eux, qui ont dû être transportés d'urgence à l'hôpital. L'un des agents, une jeune fonctionnaire, a subi une perforation des tympans, lui imposant dix jours d'incapacité totale de travail. Des renforts venus de Nancy et de Thionville ont été déployés sur place pour gérer la situation chaotique.
Les policiers, en réponse aux agressions, ont utilisé des grenades de désencerclement pour disperser la foule. Malgré la violence, tout avait retrouvé son calme vers 1 heure du matin. L'incident a provoqué l'ouverture d'une enquête sous l'égide de la procureure de la République de Val-de-Briey, qui se penche sur les violences volontaires avec armes dirigées contre des agents de la force publique.
Cette situation témoigne d'une inquiétante montée de la violence durant des événements festifs, comme l'indique François G., sociologue à l'université de Strasbourg : « Les rassemblements de supporters, même dans un esprit de célébration, peuvent parfois tourner à l'affrontement, surtout lorsqu'il y a une forte pression et des attentes autour des événements sportifs. »
Des témoins oculaires de la scène ont également rapporté un climat de tension, mais certains ont noté que la majorité des supporters étaient là pour festoyer, laissant place à un débat sur le comportement des minorités proactives qui cherchent à créer des émeutes à moindre frais. Ce constat rappelle l'importance d'une gestion proactive des foules lors d'événements majeurs.







