Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a récemment déclaré que près de 900 ressortissants français résident actuellement en Iran. Dans un contexte de soulèvement populaire marqué par une répression violente ayant causé des milliers de morts, la sécurité de ces citoyens est devenue une priorité.
La France a organisé le départ du personnel diplomatique non essentiel de son ambassade à Téhéran en raison de la dégradation de la situation depuis la fin décembre. En effet, ces manifestations, qui ont débuté principalement autour des préoccupations économiques, se sont rapidement transformées en un mouvement contre le régime théocratique. Pour tenter de garantir la sécurité de ses ressortissants, le ministre a précisé que le gouvernement français a pris contact avec chaque Français inscrit sur le registre à l'ambassade.
Jean-Noël Barrot a noté que l’équipe consulaire se concentre sur l’assistance aux ressortissants, notamment en suivant de près la situation d’une ressortissante franco-iranienne récemment blessée. « Nous sommes en contact avec un grand nombre d’entre eux », a-t-il annoncé. Toutefois, la situation reste fragile, selon des experts en relations internationales, qui soulignent la complexité des événements en cours.
Plusieurs ONG, comme Human Rights Watch, évoquent un bilan tragique de plus de 3 400 morts suite à la répression des manifestations. Les autorités iraniennes, par la voix de l’ayatollah Ali Khamenei, ont même reconnu les pertes humaines, mais attribuent ces violences à des supposés conspirateurs étrangers, notamment des influences américaines et israéliennes.
Dans ce climat d’incertitude, la France maintient son ambassade ouverte avec une équipe réduite, garantissant ainsi les services essentiels. Parallèlement, des inquiétudes demeurent concernant deux citoyens français, Cécile Kohler et Jacques Paris, condamnés pour espionnage, qui doivent rester sous la protection de l’ambassade, empêchés de quitter le territoire.
Cette crise en Iran soulève également des questions plus larges sur la stabilité politique de la région et la capacité des régimes à gérer des mouvements populaires. « Ce qui se passe en Iran pourrait avoir un impact conséquent sur la dynamique mondiale », déclare un analyste politique basé à Paris. Les yeux du monde restent rivés sur Téhéran alors que les défis s'accumulent.







