Le premier tour de la législative partielle du 18 janvier dans la 1ère circonscription du Loiret a vu la ministre de la santé, Stéphanie Rist, se hisser en tête avec 35 % des voix. C'est un résultat encourageant pour celle qui a fait du territoire sa scène politique, précédant ainsi Tiffanie Rabault, candidate du Rassemblement National, et Ghislaine Kounowski, candidate socialiste, qui ont respectivement obtenu 29,4 % et 25,3 % des suffrages, selon les résultats communiqués par la préfecture.
Ce scrutin partiel a été déclenché suite au refus du suppléant de Stéphanie Rist de la remplacer à l’Assemblée nationale. En cas de défaite, la ministre a déjà annoncé qu'elle démissionnerait de son poste, soulignant l'importance de cette élection pour sa carrière politique.
Les résultats des autres candidats montrent également une dynamique intéressante : Houari Belgherbi, représentant de La France Insoumise, a récolté 5,4 % des voix, et Nicole Maurice, candidate de Reconquête !, a obtenu 4,9 %. La diversité des résultats indique une compétition serrée, mais le soutien manifeste de la ministre pourrait jouer en sa faveur pour le second tour prévu le 25 janvier.
Élue pour la première fois en 2017, Stéphanie Rist est devenue une figure marquante du macronisme dans le Loiret et est également connue pour ses positions face à la grève actuelle des médecins libéraux. Sa carrière de rhumatologue lui confère une expertise précieuse dans le domaine de la santé, un sujet au cœur des préoccupations des électeurs. Pour cette élection, elle a nommé Marie-Philippe Lubet, maire Horizons de Saint-Denis-en-Val, comme sa potentielle suppléante en cas de victoire.
Dans un précédent scrutin en juillet 2024, Rist avait devancé Ghislaine Kounowski d'une très courte marge, une situation qui a conduit cette dernière à se retirer pour soutenir la candidate face au Rassemblement National. Cette stratégie a été saluée par certains experts en politiques locales, qui estiment que les coalitions au sein de la gauche peuvent s'avérer efficaces face à une montée des partis considérés comme extrêmes.
Les prochaines semaines s'annoncent cruciales pour la ministre, qui doit non seulement mobiliser ses partisans, mais aussi convaincre les indécis en période de forte contestation sociale. Un défi de taille pour une femme politique en plein essor dans un paysage politique en constante évolution.







