Le 20 janvier, alors que des agriculteurs exprimaient leur mécontentement devant le Parlement européen à Strasbourg, des groupes de protestation ont également vu le jour dans le département de la Gironde. À Bordeaux, Lesparre, et Langon, des membres des Jeunes agriculteurs (JA) et de la Coordination rurale (CR) ont installé des barrages afin de contrôler les arrivées de denrées alimentaires, ciblant notamment des cargaisons d'ail en provenance de Chine et de viande polonaise.
Cette action, bien que significative, s'est déroulée dans une atmosphère paisible, sans incidents ni dégradations, affirmant ainsi la volonté des agriculteurs de faire entendre leur voix sans violence. Les représentants agricoles ont, par la suite, rencontré le préfet de la Gironde, Étienne Guyot, pour discuter des enjeux liés à l'agriculture française et des aides nécessaires pour faire face à la concurrence, notamment celle issue de l'accord de libre-échange avec le Mercosur.
Théo Hernandez, secrétaire général adjoint des JA, a souligné que bien qu'aucune avancée n'ait été obtenue lors des discussions, plusieurs pistes de travail ont été envisagées. Les agriculteurs insistent sur le besoin urgent de protéger l'agriculture locale face à la concurrence déloyale. 'Nous ne devons pas importer ce que nous produisons', martèlent-ils.
Dans une autre partie de la Gironde, une trentaine de membres du syndicat FNSEA ont manifesté à Lesparre, rassemblant leurs tracteurs sans incidents. Ici aussi, le soutien du maire a été notable, avec des discussions menées sur les difficultés que rencontrent les agriculteurs locaux, notamment en ce qui concerne les normes excessives. Gérard Bougès, viticulteur et représentant de la région, a exprimé un ras-le-bol palpable face aux complications croissantes.
À Langon, bien que le rassemblement ait été moins imposant avec seulement six tracteurs présents, la voix des agriculteurs s'est tout de même fait entendre. Des représentants de la FDSEA ont rencontré le sous-préfet pour aborder des préoccupations similaires sur l'accord du Mercosur et le poids des normes actuelles qui entravent leur activité.
Les discussions, selon la préfecture de Gironde, se sont tenues dans un cadre constructif, et des engagements ont été pris pour renforcer les contrôles sur les marchés afin de veiller à ce que la législation française soit respectée. Cela devrait permettre d'améliorer la compétitivité des producteurs locaux face à un marché de plus en plus saturé par des produits importés.







