La commission européenne s'interroge sur l'application provisoire du traité de libre-échange avec les pays de Mercosur, malgré la contestation portée devant la Cour de justice de l'Union européenne, comme l'ont récemment voté les eurodéputés. Alors que la région des Pays de la Loire se positionne clairement en faveur d'un boycott des produits sud-américains, la situation demeure incertaine pour les agriculteurs européens.
Si la Commission européenne choisit de faire appliquer ce traité, cela pourrait entraîner une inondation du marché européen avec des produits agricoles sud-américains, souvent moins conformes aux normes environnementales strictes imposées aux agriculteurs français. Selon un article de France Bleu, certaines collectivités, comme la Côte d'Or et la Marne, envisagent d'interdire ces produits dans leurs cantines scolaires pour soutenir l'agriculture locale.
Lydie Bernard, vice-présidente de la région en charge de l'agriculture, souligne que l'objectif principal est d'introduire davantage de produits régionaux dans les assiettes des lycéens. « Très clairement, ce qui nous motive, c'est de mettre des produits régionaux dans les assiettes de nos lycéens », déclare-t-elle, bien qu'elle souligne que la région ne peut pas contraindre les établissements qui choisissent de manière indépendante leurs fournisseurs.
Des lycées labellisés pour leur cuisine locale
Pour les 150 000 lycéens de la région, un nouveau label a été mis en place afin de promouvoir les établissements qui utilisent des ingrédients locaux. Le label se compose d'étoiles, à l'image des récompenses dans le secteur de la restauration, et évalue la proportion d'ingrédients locaux et bio offerts aux élèves. L'opération "Ici, on cuisine" vise également à encourager les chefs d'établissement à se tourner vers les producteurs locaux. En Mayenne, des partenariats ont été établis avec des entreprises comme Légumerie 53 pour fournir des produits frais.
Olivier Richefou, président du Conseil départemental de la Mayenne, confirme que les cantines scolaires des collèges publics se fournissent déjà exclusivement en viande locale. Il a également fixé comme objectif d'utiliser 75 % de produits issus de l'agriculture française, soulignant l'importance de garantir une "préférence française" dans les menus scolaires.







