La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a exprimé des doutes quant à l'application provisoire du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur, la qualifiant de 'viol démocratique'. Cette déclaration intervient après que le Parlement européen a saisi, le mercredi 21 janvier, la Cour de justice de l’Union européenne pour contester la validité de cet accord.
Lors d'un entretien sur Europe 1-CNews, Bregeon a mis en lumière les implications d'une telle décision : 'Si Ursula von der Leyen tente d'imposer une application provisoire, cela constituerait, dans le contexte du vote récent à Strasbourg, un véritable viol démocratique'. La porte-parole a exprimé son inquiétude pour l'avenir des relations entre les peuples de l'Europe et leurs institutions, affirmant que 'les conséquences pourraient être profondément nuisibles'.
Von der Leyen en ligne de mire
La porte-parole du gouvernement a également critiqué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, affirmant qu''elle n'incarne pas l'Union européenne'. Bregeon a insisté sur le fait que la légitimité de l'UE repose sur les eurodéputés et les chefs d'État, qui représentent les intérêts des citoyens. Cette tension entre les institutions européennes et les gouvernements nationaux soulève des inquiétudes sur l'avenir de l'intégration européenne.
Le recours à la Cour de justice de l'UE pourrait retarder de près de 18 mois le vote global sur la ratification de cet accord crucial, qui lie l'Europe à des pays comme l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay. Bien que de nombreux États et la Commission étaient en faveur de ce traité, les récentes tensions suggèrent une nécessité d'évaluer plus en profondeur ses implications.
Alors que la Commission avait prévu de faire avancer ce traité face à des menaces externes, telles que les décisions commerciales du président américain, la situation actuelle invite à la réflexion. Les enjeux autour du Mercosur pourraient bien redéfinir la dynamique entre l'Union européenne et ses membres dans les mois à venir.







