« Parlez » du harcèlement scolaire, « les mots des enfants étouffés par le silence des adultes finissent par tuer », a déclaré un proche lors d'une marche à Mitry-Mory, en Seine-et-Marne. Ce rassemblement a été organisé en mémoire de Camélia, une adolescente de 17 ans qui s’est donnée la mort le 13 janvier dernier.
Plus de 2.200 personnes, incluant des familles et des élèves, ont répondu à l'appel, marchant en solidarité devant le lycée Honoré-de-Balzac, où Camélia était scolarisée. Salim Ayachi, l’oncle de la jeune fille, a évoqué des situations de harcèlement quotidien qu’elle a subies, implorant un changement face à la « culture du silence » qui entoure ces tragédies.
Camélia s’était suicidée dans une gare en se couchant sur les rails, ce qui a conduit à l’ouverture de plusieurs enquêtes judiciaires. Parmi les slogans portés lors de la marche, on pouvait lire « Ensemble contre le harcèlement scolaire ». Salim Ayachi a souligné la nécessité d’un dialogue ouvert et continu autour des problèmes de harcèlement.
« Ce week-end Camélia aurait eu 18 ans »
« Je lance un appel au calme mais certainement pas un appel au silence, car face au harcèlement, se taire, c’est laisser mourir », a-t-il insisté. Camélia, qui avait prévu sa fête d'anniversaire, est devenue un symbole pour de nombreuses victimes de harcèlement scolaire. « C’est le moment de parler, d’alerter et d’agir », a-t-il exhorté, appelant parents et établissements à prendre leurs responsabilités.
Le procureur de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, a par ailleurs appelé au respect et à la prudence concernant les révélations qui pourraient entacher la réputation des personnes mises en cause, notamment le proviseur du lycée, en sommeil pour l’instant. Ce drame a ravivé les discussions autour des mesures à adopter pour mieux protéger les élèves contre le harcèlement scolaire, un fléau qui touche encore trop de jeunes et dont les effets peuvent être tragiques.







