Le député de La France insoumise (LFI), Éric Coquerel, s'est récemment exprimé sur la situation chaotique de la gauche française alors que la primaire pour désigner un candidat à la présidentielle de 2027 se prépare pour le 11 octobre. Selon lui, cette démarche ne résoudra pas les problèmes divisant la gauche, qui, souligne-t-il, n'a jamais été capable d'unifier ses forces pour obtenir un vainqueur lors des précédentes primaires.
Dans une interview diffusée dimanche sur France 3, Coquerel a expliqué : « Toutes les primaires passées se sont soldées par des échecs quant à la désignation d'un lauréat. Je ne crois pas que celle-ci puisse être différente. » Il a ajouté que deux types de candidatures pourraient émerger : l’une alignée avec le macronisme, l’autre prônant une rupture avec les politiques en place.
Ce scepticisme s'appuie sur l’immobilisme historique des différents mouvements de gauche, où une fraction importante, comme La France insoumise, refuse de se plier à une primaire jugée peu représentative. Coquerel insiste sur le fait que, traditionnellement, le candidat retenu vient de la principale formation de gauche : LFI.
Lors de l'annonce de la primaire à Tours, les membres de la gauche unitaire, incluant des figures comme Marine Tondelier et François Ruffin, ont évoqué le besoin pressant de s'unir pour faire face aux défis à venir. Cependant, la réponse de certains membres du Parti socialiste (PS), comme François Hollande, n'a pas été favorable, plaidant pour un rassemblement différent, qui pourrait inclure des figures du réformisme.
Coquerel a également mis en garde contre le risque de sanctions électorales pour ceux qui continuent de soutenir un gouvernement qu'ils jugent défaillant, une critique qui pourrait également résonner avec les élections municipales à venir. Sa prévision souligne un sentiment croissant de mécontentement au sein des électeurs, en particulier face à un plan budgétaire négocié au lieu d'une opposition plus forte.







