Samedi 24 janvier, la présidente de l'Assemblée nationale a proposé des réformes pour permettre le vote du budget même en l'absence de majorité.
Dans une interview publiée dans Midi Libre, Yaël Braun-Pivet, constatant l'échec de l'utilisation de l'article 49.3 pour faire passer le budget 2026, a identifié plusieurs pistes de réforme. Pour elle, il est impératif d'ajuster certaines règles afin de mieux gérer les débats, notamment dans un contexte politique fragmenté.
Elle souligne l'importance de changer les procédures d'examen budgétaire, déclarant : "Nous n’avons pas abordé ce qui constitue l’essence d’un budget. Il est essentiel de modifier nos règles pour éviter que cela ne se reproduise." Braun-Pivet propose notamment de limiter la durée des débats à un mois, afin d'éviter un trop grand nombre d'amendements. Cette approche pourrait pourtant poser des défis à l'opposition, qui pourrait percevoir cette initiative comme une tentative de réduire leur influence.
Faire davantage de référendums
La présidente de l'Assemblée a également exprimé son souhait de ne pas revoir chaque année l'ensemble des taxes et impôts. Elle a suggéré que sur des thèmes tels que le logement, un budget pourrait être voté et laissé intact pendant cinq ans. Alors que cette initiative est destinée à permettre au gouvernement de poursuivre son agenda politique, elle nécessitera un congrès pour discuter de sa mise en œuvre. Braun-Pivet a déjà prévu de rencontrer des figures clés telles qu'Éric Coquerel, le président de la commission des Finances, Philippe Juvin, rapporteur général du Budget, et Thibault Bazin, président de la commission des affaires sociales.
Interrogée sur la question des référendums par le Sud-Ouest, elle a confirmé son soutien à leur augmentation, affirmant : "Nous devons davantage recourir aux référendums et multiplier les consultations, y compris celles à choix multiples." Ces propositions visent à repenser l'implication des citoyens tout en naviguant dans les complexités du paysage politique actuel.







