Il y a cinq ans, Claire Muratet ne s'imaginait pas sur un terrain de rugby. En accompagnant sa fille au club de rugby, elle a ravivé un vieux rêve. À une époque où le rugby féminin était presque inconnu, elle n'avait guère de choix. Aujourd'hui, son envie la pousse à s'engager dans ce sport qu'elle espérait un jour pratiquer.
À 42 ans, elle chausse les crampons pour la première fois
Claire commence par le rugby toucher avec les Saf'irs, mais se découvre rapidement une passion pour le plaquage. « On ne m’a pas trop forcée », rigole-t-elle. Malgré les appréhensions habituelles, elle se jette à l'eau avec enthousiasme.
Après trois saisons, son bilan est impressionnant. « Je n’aurais jamais cru pouvoir faire ça un jour, » avoue-t-elle. À travers son parcours, Claire incarne une source d'inspiration pour celles qui hésitent encore à se lancer, peu importe leur âge. Son message ? Si cette envie de pratiquer le rugby est présente, il faut oser franchir le pas.
Au sein d'une équipe majoritairement composée de jeunes joueuses, Claire trouve un équilibre surprenant. Bien que réservée sur le terrain, elle attire l'attention lorsque nécessaire, faisant preuve d'une autorité naturelle presque maternelle. Ce mélange des générations crée un échange des plus enrichissants, comme le souligne Marie Dupont, entraîneuse au club, qui déclare : « Claire apporte une vision précieuse aux jeunes. C'est une vraie force pour notre équipe. »
Dans le bus comme dans le vestiaire, la barrière de l'âge semble disparue. « Je suis traitée comme elles, et moi je ne les traite pas comme à mon âge, » déclare-t-elle. Une vraie cohésion d'équipe.
Cependant, cette saison sera sa dernière en raison des blessures accumulées : un doigt cassé, une opération, des entorses… Le corps commence à se faire sentir. Malgré tout, Claire n'a aucun regret. « Ça valait 100 % le coup, » assure-t-elle, avec un sourire rayonnant.
Son histoire rappelle qu'il n'est jamais trop tard pour se lancer dans une nouvelle aventure, que ce soit sur le terrain de rugby ou dans la vie.







