A partir du 1er novembre, les 13,7 millions de retraités du secteur privé affiliés à l'Agirc-Arrco bénéficieront d'une augmentation de leur pension. Mais que peuvent-ils réellement attendre de cette revalorisation ?
Le mécanisme de revalorisation de l'Agirc-Arrco
Chaque année, la revalorisation des pensions complémentaires est régie par un accord national interprofessionnel, négocié en 2024 et valable jusqu'en 2026. Ce dispositif prévoit que la valeur du point évolue en fonction de l'inflation, hors tabac, à laquelle s'ajoute un ajustement de 0,40 point. Autrement dit, la hausse sera déterminée par l'inflation observée sur l'année écoulée, assortie d'une possible majoration pour rattraper l'inflation réelle.
Estimation de la revalorisation
D'après les dernières données publiées, l'inflation hors tabac pour l'année s'établit à 1%, légèrement supérieure aux prévisions antérieures. En appliquant les conditions fixées dans l'accord, la revalorisation devrait se situer entre 0,6% et 1%. Pour mémoire, l’an dernier, les pensions avaient connu une hausse de 1,6%, tandis que les années précédentes avaient enregistré des augmentations significatives dues à des niveaux d'inflation élevés.
Impact sur les pensions
Le montant de la revalorisation variera en fonction des pensions individuelles. En moyenne, la pension complémentaire des retraités est de 527 euros bruts par mois. Ainsi, avec une revalorisation maximale de 1%, la hausse serait de 5,27 euros, tandis qu'à 0,6%, elle serait de 3,16 euros. Ces montants, bien que positifs, ne suffisent pas à compenser entièrement la perte de pouvoir d'achat liée à l'inflation.
Il convient également de noter que si les pensions complémentaires Agirc-Arrco sont ajustées en novembre, les pensions de base le seront en janvier. Cependant, l’incertitude persiste quant à la revalorisation prévue pour janvier 2026, avec des discussions politiques encore en cours.







