Mercredi, une collégienne de 14 ans a tragiquement perdu la vie à Fère-en-Tardenois, dans l’Aisne, suite à une agression à l’arme blanche. Un homme de 23 ans, soupçonné d’être un ancien petit ami de la victime, a été arrêté par les gendarmes à Soissons, après une mobilisation impressionnante de 85 agents. Le parquet de Soissons a ouvert une enquête pour assassinat afin de faire la lumière sur le contexte et les motives de cet acte atroce.
Retrouvée morte en pleine rue
Vers 8 heures du matin, la gendarmerie a reçu une alerte concernant une jeune fille "très grièvement blessée sur la voie publique". À leur arrivée, les secours ont découvert que la victime avait été atteinte de plusieurs coups de couteau, notamment "de nombreuses plaies au niveau du cou". Malgré les efforts des premiers intervenants, la jeune collégienne n'a pas survécu à ses blessures. Une enquête de flagrance a rapidement été ouverte pour meurtre, confiée à la section de recherches d'Amiens par la procureure.
Des liens à éclaircir
Les premiers éléments recueillis semblent indiquer que l'adolescente se dirigeait vers son collège lorsqu’elle a été attaquée. Les autorités ont intensifié les recherches pour localiser le suspect, qui était en fuite. Finalement, cet homme, sans emploi et vivant chez ses parents, a été interpellé à 18h05, à 25 kilomètres de l'endroit où s'est déroulé le drame. "Les liens avec la jeune victime demeurent à définir, mais il pourrait s'agir d'un ancien petit ami", informe le parquet.
Des réactions de choc
La communauté a été profondément affectée par cet événement. Des voisins de la victime, comme Dorothée, expriment leur tristesse : "Je suis dévastée. Cela aurait pu être un de mes enfants". Une autre résidente témoigne : "C'est glaçant, elle avait toujours le sourire", faisant référence à une connaissance du collège qui était souvent en sa compagnie. Des bouquets de roses blanches ont été déposés comme hommage devant l’établissement scolaire où était élève la jeune fille.
Un dispositif de recherche exceptionnel
Les investigations, toujours en cours, ont bénéficié d’un "dispositif exceptionnel" déployé par la gendarmerie, incluant des équipes cynophiles et le GIGN pour assurer une recherche exhaustive du suspect. En parallèle, des cellules d’écoute et de soutien psychologique ont été mises en place dans le collège Anne-de-Montmorency pour accompagner élèves et personnels affectés par ce drame, comme l’a précisé Pierre Moya, le recteur de l'académie d'Amiens. Ces dispositifs resteront opérationnels "aussi longtemps que nécessaire" afin d’apporter un soutien approprié.







