Dans une démarche inédite, plusieurs restaurateurs de Caen ont adressé une lettre à leur maire, Aristide Olivier, pour exprimer leur inquiétude face aux troubles survenus à l'issue du Banquet normand le 18 avril. Dans cette communication, ils dénoncent des actes troublants tels que "des injures racistes, sexistes et homophobes", ainsi que des "cris et chants accompagnés de salut nazis", espérant que de telles manifestations ne puissent se reproduire à l'avenir.
Une réponse claire du maire
Aristide Olivier a pris le temps de répondre à ces préoccupations lors d'une interview, indiquant : "Les comportements décrits sont inacceptables dans notre ville, qu'ils se présentent de manière sporadique lors d'événements ou plus régulièrement ailleurs, comme au stade d'Ornano". Le maire a également souligné que des signalements avaient été faits auprès du procureur, entraînant l'ouverture d'une enquête pour mieux comprendre la situation.
Réflexions sur des actions futures
Interrogé sur les mesures possibles à l'avenir pour éviter ces incidents, il a déclaré : "Cela dépendra des résultats de l'enquête. Je ne veux pas réagir de manière impulsive, mais si les faits se confirment, nous devrons envisager des actions adaptées". Olivier a rappelé qu'il n'avait pas les prérogatives légales pour interdire l'événement en question et qu'aucune plainte n'avait encore été déposée.
Le maire a également exprimé sa volonté d'échanger avec les signataires de la lettre, assurant qu'il était en contact régulier avec les commerçants. Selon Ouest-France, cette situation soulève des enjeux importants pour la convivialité et la sécurité publique à Caen.







