Il est un fait connu que la chaleur du soleil booste notre moral, mais dès que les jours raccourcissent et que l'hiver s'installe, nombreux sont ceux qui ressentent une baisse d'énergie, souvent qualifiée de syndrome affectif saisonnier (SAD). L'absence de lumière du jour, exacerbée par le contexte pandémique, affecte davantage les populations vulnérables, notamment les personnes âgées, les malades et les femmes. C'est ici que la luminothérapie entre en jeu en tant qu'option prometteuse pour combattre cette dépression saisonnière.
Quelle lumière pour la luminothérapie ?
La luminothérapie repose sur des lampes spécialement conçues pour imiter la lumière naturelle, et il ne s'agit pas d'une simple lampe de bureau. Ces appareils émettent une lumière sans ultraviolets, nuisibles aux yeux et à la peau. Pour illustrer, la luminosité extérieure peut atteindre 120 000 lux en été, tandis qu'en hiver, elle peut chuter sous les 10 000 lux, ce qui contribue à des symptômes tels que fatigue, tristesse et manque d'énergie.
Le Dr Norman E. Rosenthal a introduit la notion de SAD en 1984, et depuis, les recherches ont confirmé l'efficacité de cette méthode. En 2006, l'American Psychological Association a officiellement reconnu la luminothérapie comme un traitement de référence contre la dépression saisonnière.
Une étude récente réalisée par des chercheurs de l’hôpital Bichat-Beaujon à Paris et du CHU de Strasbourg a mis en avant les bénéfices de la luminothérapie, indiquant qu'allier cette méthode à des antidépresseurs pourrait optimiser les résultats.
Sur quoi agit la luminothérapie ?
La luminothérapie synchronise nos rythmes biologiques, influençant ainsi la production de mélatonine et augmentant les niveaux de sérotonine, le neurotransmetteur du bonheur. Ce traitement s’avère également efficace contre d'autres formes de dépression, y compris celle post-partum. De plus, elle peut aider à réguler les troubles du sommeil et lutter contre la fatigue chronique, bénéfique pour les personnes âgées, souvent sujettes à un sommeil perturbé.
Il a été observé que l'usage précoce de la luminothérapie chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer pourrait retarder leur déclin cognitif. En outre, cette méthode pourrait améliorer les états d'apathie et d'inattention, ainsi que les désagréments liés au décalage horaire.
Comment utiliser la luminothérapie ?
Pour bénéficier des effets de la luminothérapie, une exposition quotidienne de 30 minutes à une lampe de 10 000 lux à seulement 30 cm est recommandée, de préférence le matin. Si votre appareil émet 5000 lux, augmentez la durée à 1 heure. Vous pouvez poursuivre vos activités pendant l'exposition, mais assurez-vous que votre visage soit bien éclairé.
Les améliorations sont généralement visibles dans le mois suivant, bien que des effets secondaires comme des maux de tête puissent survenir, révélant une acclimatation excessive. Il est crucial de consulter un médecin avant de commencer la luminothérapie, notamment pour les personnes atteintes de certaines maladies comme la DMLA.
Optez pour une lampe de luminothérapie de 10 000 lux, qui filtre les UV, avec une certification CE et des fonctionnalités adaptées. Les prix varient généralement de 70 € à plus de 200 € selon les caractéristiques.







