À cause de la forte affluence dans les hôpitaux parisiens, le préfet de police, Patrice Faure, a décrété une interdiction de consommer de l'alcool sur la voie publique tout au long du week-end. Cette mesure, sans précédent dans la capitale, a lieu en pleine vigilance rouge canicule.
Selon le communiqué du préfet, l'arrêté publié couvre deux périodes : du vendredi 26 juin à midi jusqu'au samedi 27 juin à 7h, puis du samedi midi jusqu'au dimanche 28 juin à 7h. En plus de cela, la vente d'alcool à emporter sera également suspendue à partir de 18h. Les établissements titulaires des licences appropriées, comme certains restaurants, ne seront pas affectés par cette décision.
Cette initiative s'inscrit dans un contexte de chaleur extrême, où Météo-France a placé Paris et l'Ile-de-France en alerte rouge, avec des températures atteignant presque 40°C. Les interventions des pompiers ont doublé, dépassant les 2 500 appels, ce qui a provoqué des inquiétudes quant à la saturation des hôpitaux. Le préfet a déclaré lors d'un point presse : "Nous faisons face à un afflux croissant d'hospitalisations. Mon devoir est d'assurer que nos services ne soient pas submergés." Dans un entretien sur TF1, il a souligné les dangers de l'alcool en période de forte chaleur : "Consommer de l'alcool au soleil peut avoir des conséquences sérieuses, sollicitant ainsi nos pompiers et le SAMU, alors que d'autres pourraient avoir besoin d'assistance."
Un précédent inédit pour Paris
Cette interdiction rappelle des mesures antérieures, comme celles appliquées pendant la Fête de la musique, mais c'est la première fois qu'une telle restriction est imposée sur un week-end entier. Le préfet s'appuie sur le Code de la sécurité intérieure pour justifier cette décision, qui restreint une liberté individuelle au nom de la santé publique.
Un coût économique lourd pour les commerces
L'interdiction survient à un moment particulièrement critique pour les commerces spécialisés, qui dépendent de la vente d'alcool durant les périodes de canicule. En général, ces derniers génèrent entre 30 et 40 % de chiffre d'affaires supplémentaire lors de ces week-ends. Les pertes économiques pour cette période sont estimées à plus de 50 millions d'euros, sans aucune annonce de compensation financière de la part des autorités.







