Lancée en 2021 le long du quai des Queyries, la résidence Ekko a rapidement conquis les cœurs et les prix dans le monde de l'architecture. Elle a été récompensée par le prix d'innovation des Pyramides d'argent, a reçu une mention spéciale au Prix européen du logement collectif, et est candidate au Prix de l'Union européenne pour l'architecture contemporaine – Mies van der Rohe Awards 2024. "Des architectes d'Espagne, d'Italie, d'Allemagne et même d'Asie s'intéressent à notre projet," raconte son concepteur, Duncan Lewis, originaire d’Écosse.
Dans un contexte où le débat sur les avantages et les inconvénients de la climatisation fait rage, Ekko offre une alternative: la végétalisation. Bien que moins efficace qu'un système de climatisation traditionnel, cette approche écologique ne consomme aucune ressource, ne produit pas de pollution et constitue un havre pour la biodiversité, tout en apportant une fraîcheur naturelle. À Ekko, son flanc sud est flanqué d'un rempart végétal impressionnant de cinq mètres d'épaisseur, formant une profonde micro-forêt urbaine qui s'élève jusqu'aux étages supérieurs.

Ce couvert végétal si riche crée une ambiance de forêt tropicale où la lumière du soleil ne parvient qu'à effleurer le sol. Les habitants oublient le fourreau de chaleur qui les entoure. Le jardin vertical abrite une variété incroyable de flore, allant des saules et jasmins aux bougainvilliers et vignes, créant un véritable jardin botanique.
Les plantes rivalisent d'audace, certaines s'épanouissant comme de véritables bosquets tandis que d'autres s'élancent vers le ciel. Chaque appartement ouvre ses fenêtres sur cet espace vert, que ce soit en rez-de-chaussée ou par le biais de terrasses qui semblent flotter au-dessus de cette jungle urbaine.

“Le greenwashing ne m’intéresse pas, il faut concevoir des choses pour ceux qui vivent dans ces logements.”
La végétalisation, un critère prioritaire
“Ce jardin est comme une pièce de l'appartement, car on y vit réellement. C’est une surface de 90 mètres par 5 au sol, mais il occupe réellement un volume de 6 800 mètres cubes végétalisés,” explique Duncan Lewis, tout en insistant sur l'importance de concevoir des espaces durables et agréables pour les habitants.
Cette végétalisation, bien qu'ambitieuse, demande un entretien spécifique, supervisé par une entreprise spécialisée, avec un coût d’environ 5 000 euros par an pour la copropriété. Un choix qui semble porter ses fruits, car les résidents constatent une atmosphère de fraîcheur, même lors des chaudes journées d'été.
Les habitants de la résidence, Chantal et Philippe Passera, expriment leur satisfaction à vivre dans cet environnement verdoyant. “Nous avons choisi cet appartement pour sa végétalisation. C'est un véritable plaisir de voir les plantes évoluer autour de nous. Les nuits sont apaisantes avec le son de l'arrosage, qui amène une belle fraîcheur dans nos chambres,” conclut Chantal, heureuse de vivre au cœur de cette innovation architecturale.







